L'Ile-de-France accueille 2 150 entreprises du multimédia et de l'Internet, dont les deux tiers sont à Paris, et emploient 53 000 salariés, selon la note publiée en mars par l'IAURIF (Institut d'aménagement et d'urbanisme de la Région Ile-de-France).
Ce secteur, souligne cette note, est »essentiellement constitué de très petites entreprises - TPE (Banana Software, Bleu nuage, Mandarine interactive...), de PME (Himalaya, Cyberstudio, Rosebud technologies, Angie interactive...) et de quelques grandes sociétés ou filiales de grands groupes (Ubi soft, Havas interactive, Grolier, France Telecom multimédia...)«.
Les TPE représentent 59 % des entreprises franciliennes et celles de plus de 50 salariés seulement 17 %.
Ces entreprises franciliennes ont un chiffre d'affaires global d'environ 38 milliards de francs en 1999, leurs bénéfices nets étant souvent inférieurs à 1 million de francs.
Contrairement à une idée répandue, seulement 12 % des entreprises interrogées sont introduites en bourse. »Beaucoup de chefs d'entreprise ont une gestion +traditionnelle+ de leurs entreprises assez éloignée de celle des +start-up+«, souligne l'IAURIF.
64 % de ces entreprises privilégient Paris, 19 % les Hauts-de-Seine, 5 % la Seine Saint-Denis et 12 % les 5 autres départements.
Le quartier du Sentier concentre 20 % des entreprises parisiennes. Un foyer qui se prolonge vers l'Est, X et XIèmes arrondissements, et vers les quartiers d'affaires traditionnels à l'ouest.
Pourquoi le Sentier ? Parmi les raisons invoquées, la proximité de la bourse avec les infrastructures de télécoms, le déploiement de plusieurs opérateurs ou la concentration qui crée un effet de communauté. S'ajoutent la centralité du quartier ainsi que les grands espaces abandonnées par des grossistes du textile.
Ce secteur emploie beaucoup de jeunes (29 ans, âge moyen), et peu de femmes (28 % des effectifs)
© 2001 AFP