INCONTOURNABLES

Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Bulletin Techno

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..


Adresse électronique :

Tous nos bulletins

Membres Canoe.ca


Internet pour la mise en marché de la pêche artisanale en France: ça mord

Canoë 
26/01/2001 17h27 

(AFP) Vendre le poisson artisanal haut de gamme sur Internet à des restaurateurs parisiens avant même qu'il ne soit débarqué au port: cette idée révolutionnaire devrait se concrétiser dès juin prochain au Conquet (Finistère, nord de la France).

«Le poisson, lotte, turbot ou langouste, spécialités du Conquet, seront vendus exclusivement à des restaurateurs dans un premier temps, qui achèteront un poisson de qualité, avec une traçabilité totale et un temps de livraison record», explique Yvon Lagadec, président du comité des pêches du nord-Finistère, patron pêcheur au Conquet et cheville ouvrière du projet.

«Le poisson de qualité ne passera plus dans un circuit de distribution mêlé à la pêche industrielle et à la pisciculture. Il ne sera plus acheté au cours du produit industriel», précise Ronan Tanguy-Kerebel, autre responsable du projet, employé dans un réseau d'audit et élu local au Conquet.

«Internet permet en fait de mettre en ligne la pêche avant qu'elle n'arrive au port et de la livrer au restaurateur dès le débarquement. Les mareyeurs (intermédiaires entre les pêcheurs et les acheteurs) qui sont parties prenantes du projet, deux actuellement, achèteront le poisson qu'ils auront vendu au préalable au restaurateur», poursuit-il.

Aujourd'hui, le port du Conquet (40 bateaux, 2 500 tonnes par an, un chiffre d'affaires d'environ 60 millions de francs ou 12,7 millions$ CA) fait appel à de très nombreux mareyeurs pour écouler sa marchandise. «Cette pratique donne lieu à un mode de commercialisation éclaté qui ne lui permet pas d'être référencé comme port de pêche à part entière, en dépit de lourds investissements en équipement, financés par l'argent public», souligne M. Lagadec.

Une webcam sur le port

Une caméra mobile connectée à Internet, installée sur le port, devrait permettre aux acheteurs, et à moyen terme aux particuliers, de contrôler la qualité des poissons débarqués à l'arrivée des bateaux de pêche à quai.

Il est même envisagé d'installer des webcams à bord des bateaux, selon M. Lagadec.

Pour monter le projet, une start-up d'un capital de départ de 1,5 million de francs (317 644$ CA) sera créée. La criée de Brest ainsi que les deux mareyeurs indépendants engagés dans le projet font partie des investisseurs.

D'autres ports de pêche artisanale, tel le Guilvinec, soucieux de vendre des produits de qualité «à un moment où les polémiques sur l'alimentation font rage», pourraient s'associer au projet, espèrent les deux responsables.

Pour les professionnels de la pêche qui souhaitent utiliser ce mode de commercialisation, l'atout est de taille, selon M. Tanguy-Kerebel: «Grâce à cette valorisation, le poisson de haute gamme qui sera étiqueté (lieu de pêche, date, etc.) se mettra à l'abri des variations brutales des cours. Le système permettra d'amortir leur chute le cas échéant».

En outre, il n'impose aucune contrainte supplémentaire aux pêcheurs, qui n'ont aucune obligation d'adhérer à ce mode de vente et communiqueront le produit de leur pêche par les moyens qu'ils souhaitent et dont ils disposent déjà à bord, fax ou téléphone, à terme Internet, entré dans les moeurs à terre mais pas encore à bord des bateaux.

Copyright © 2001 AFP








[Autres cyberactualités]




  VIDÉO