Le fournisseur américain d'accès Internet gratuit NetZero, un des derniers encore en vie, annonce la mise sur pied d'un service «professionnel» payant. Tous les abonnés qui utilisent le service plus de 40 heures par mois sont touchés.
Selon NetZero, à peine 12% de ses abonnés ont utilisé son accès gratuit à Internet pendant plus de 40 heures au cours du mois de novembre. En revanche, ces 12% d'utilisateurs ont été responsables d'environ 50% des frais de télécommunications du fournisseur. Au Canada, Bell avait été victime du même genre de problèmes avec son forfait d'appels interurbains limité à 20$ par mois (Simplitel). Les utilisateurs de Simplitel ont eu la mauvaise surprise, un jour, de se voir facturer le temps excédant la nouvelle limite de 800 minutes par mois.
Pour tenter d'amortir le phénomène, NetZero met sur pied un service payant qui entrera en vigueur dès qu'un abonné franchira la barre des 40 heures. L'utilisateur aura alors le choix de cesser d'utiliser le service jusqu'au mois prochain ou de débourser 9,95$ US pour un accès illimité au service jusqu'à la fin du mois. Même s'il choisit cette dernière option, l'utilisateur ne se trouve aucunement forcé de faire de même au mois suivant et peut continuer d'accéder à Internet gratuitement, à condition de demeurer sous la barre des 40 heures.
NetZero justifie de cette politique par l'explosion récente de son nombre d'abonnés, en raison des fermetures consécutives de plusieurs concurrents dont le plus répandu, 1stUp (voir notre article). NetZero amorcera l'application de la formule dès le mois de janvier 2001. Au Québec, le service de NetZero est disponible à Montréal et à Québec.
Jean-François Codère
Le communiqué de NetZero