INCONTOURNABLES

Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Bulletin Techno

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..


Adresse électronique :

Tous nos bulletins

Membres Canoe.ca


Vague de licenciements aux États-Unis: récession ou fausse alerte?

Canoë 
20/12/2000 17h24 

(AFP) Depuis quelques jours, les grandes entreprises américaines licencient parfois massivement, notamment dans le secteur d'Internet, une illustration du ralentissement marqué de l'économie mais un mouvement trop récent pour être alarmant sur le plan social.

«Il est probablement trop tôt pour dire si c'est le début d'une récession économique ou simplement un ralentissement», analyse Fred Graham, professeur associé d'économie à l'American University de Washington.

Les annonces de licenciements se multiplient. Après le coup de massue asséné le 12 décembre par General Motors avec plus de 15 000 suppressions d'emplois, de grandes entreprises dans différents secteurs d'activité ont annoncé des coupes sombres.

Après avoir congédié son patron au début de l'automne, Gillette, le spécialiste du rasage, de la brosse à dent et des piles, a programmé pour les prochains mois la fermeture de huit usines et de 13 centres de distribution avec 2 700 suppressions d'emplois. Dans l'électroménager, le plus gros fabricant mondial, Whirlpool, va en supprimer 6 000.

Dans la finance, Chase Manhattan, en passe de racheter la banque d'affaires JP Morgan, va se séparer de 5 000 collaborateurs, soit 2 000 de plus que prévu au moment de l'annonce de la fusion.

L'assurance n'est pas épargnée, avec le groupe Aetna (5 000 emplois), ou encore les hautes technologies, avec par exemple le spécialiste des services informatiques Unisys (2 000).

La vague grossit avec les échecs cuisants de sociétés de la «nouvelle économie», tous ces sites Web lancés dans l'euphorie mais confrontés maintenant aux dures réalités de la baisse de la consommation des ménages.

Dernier exemple en date, le site de commerce en ligne d'articles de sports MVP.com a licencié 80 personnes, soit la moitié de son effectif, malgré l'appui financier et commercial des stars du sport comme Michael Jordan (basketball), John Elway (football) ou Wayne Gretzki (hockey).

En novembre, c'est le secteur d'Internet qui a le plus souffert des annonces de suppression d'emplois (plus de 8 000), relève John Challenger, président du cabinet d'études sociales Challenger, Gray & Christmas.

Compte tenu du ralentissement de l'économie, les entreprises doivent serrer leur budget pour 2001 et les annonces de licenciements devraient s'accélérer d'ici la fin de l'année, note cet expert.

Toutefois, sur les 11 premiers mois de l'année, les suppressions d'emplois annoncées sont de 24% inférieures à la même période l'an dernier, relativise John Challenger.

«C'est possible que le taux de croissance de l'économie ralentisse entre 2% et 2,5% l'an prochain», souligne Fred Graham, mais cela n'entraînera pas «une hausse significative du taux de chômage».

Aux États-Unis, le taux officiel de chômage est à son plus bas niveau depuis 30 ans avec 4% de la population active.

Copyright © 2000 AFP








[Autres cyberactualités]