INCONTOURNABLES

Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Bulletin Techno

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..


Adresse électronique :

Tous nos bulletins

Membres Canoe.ca


Un «pillard» de médias en ligne s'entend avec ses proies: Net2one adhère au GESTE

Canoë 
28/11/2000 17h22 

Le service français de revues de presse personnalisées Net2one a récemment été admis dans le GESTE, une association regroupant d'importants éditeurs de l'Hexagone qui, il y a quelques mois encore, vouait Net2one aux gémonies.

Le 9 novembre dernier, le GESTE a confirmé l'adhésion de Net2one au regroupement, décision rendue publique hier par un communiqué de Net2one. «Par son adhésion au Geste, Net2one.com marque son engagement à respecter la charte d'édition électronique et participera à l'élaboration des actions nécessaires au développement et à l'organisation de la profession d'éditeurs de services en ligne», indique le communiqué.

Retour en arrière

Au printemps dernier, des quotidiens parisiens membres du Groupement des Éditeurs de services en ligne (GESTE) s'en prenaient vivement aux sites de revues de presse personnalisées (dont le plus populaire, Net2one), protestant contre la reprise intégrale ou partielle de leurs articles, sans autorisation préalable.

À l'initiative des quotidiens Les Echos, La Tribune et Le Monde, des éditeurs avaient rédigé une charte remettant en cause les intranets d'entreprise et les revues de presse des institutions, tout comme les sites proposant aux internautes une sélection d'articles. Loin de vouloir censurer le Net, ces journaux souhaitaient plutôt conserver le pouvoir de refuser qu'une start-up s'approprie des titres et des résumés d'articles pour en tirer un profit (voir notre article).

L'initiative avait soulevé une petite polémique, en France et ailleurs. Des Québécois en colère avaient produit un Manifeste de l'INDIGESTE, notamment. L'enjeu: un titre et un hyperlien sont-ils synonymes de «pillage» de contenu?

Quelques semaines plus tard, les plus prestigieux des quotidiens français ayant fait connaître leur charte, certains responsables des sites Web incriminés clamaient leur bonne foi, dont les dirigeants de Net2one (voir notre article).

«Nous avons voulu montrer qu'il n'y avait aucun de différence [sic] entre le GESTE et nous, et que nous sommes prêts à discuter avec les éditeurs, a déclaré hier à france.internet.com le P.D.G. de Net2one, Jérémie Berrebi. Cette fameuse Charte déontologique n'est pas tournée contre nous. Nous n'avons jamais eu l'intention de faire de la copie d'information illégale pour l'Intranet [sic] ou de récupérer les articles dans leur totalité, et rien n'est fait sans l'autorisation de l'éditeur.»

Selon le communiqué de Net2one, l'entreprise «compte plus de 300 000 abonnés à ses services. Il faut noter que Net2one.com ne diffuse que les titres des articles et renvoie automatiquement sur les sites des éditeurs de contenu. Ce sont donc plusieurs millions de visiteurs qualifiés qui leur sont envoyés chaque mois.»

Jean-Sébastien Marsan

 Le communiqué de Net2one
 L'article de france.internet.com
 Nos deux articles sur le GESTE, ici et








[Autres cyberactualités]