Depuis le procès Napster, site actuellement en sursis, compagnies de disques et sites musicaux multiplient les ententes, conditions sine qua non de leur survie mutuelle.
Musicbank annonçait hier avoir conclu un accord avec Warner l'autorisant à diffuser les artistes produits par cette étiquette. C'est la troisième alliance avec une maison de disques pour la jeune entreprise de San Francisco, qui a déjà trouvé des accords avec BMG Entertainment et Universal Music il y a quelques mois. Les trois labels ont d'ailleurs des intérêts dans l'entreprise.
Les utilisateurs peuvent enregistrer leurs disques auprès de Musicbank, afin de les écouter partout où ils peuvent se connecter. Un mot de passe suffit. Ce service ressemble à my.MP3.com (Voir notre article).
Musicbank a également signé une entente avec Virgin Megastore, qui permet aux internautes d'écouter en ligne les chansons du disque qu'ils ont acheté en magasin.
De son côté, Universal Music, seul grand label à avoir refusé tout accord avec MP3.com, est en train de créer son propre service de musique en ligne. Il est actuellement testé par 5 000 internautes, tous membres de son site farmclub.com, qui ont accès à 20 000 titres. Mais contrairement à des sites comme Napster, les chansons peuvent seulement être écoutées en transit (streaming). Du moins, en théorie…
De plus, une fois ce service ouvert au public, les internautes devront payer un abonnement pour écouter de la musique en ligne.
Reste à savoir si les internautes, habitués à écouter et télécharger gratuitement de la musique sur le Web, seront réceptifs à ces services payants qui font un peu gadget. Désormais, la seule différence entre Internet et la radio, c'est que l'auditeur, moyennant une contribution, pourra décider lui-même de la programmation musicale.
Marie Masi