(AFP) Le parlement chinois s'apprête à adopter une législation destinée à lutter contre la «cybercriminalité» , comportant une clause visant à empêcher la diffusion d'informations hostiles au régime, a rapporté aujourd'hui le quotidien China Daily.
Selon le journal, un projet en ce sens a été soumis par le gouvernement chinois au comité permanent de l'Assemblée Nationale Populaire (ANP, Parlement) qui se tient depuis lundi à Pékin.
Le projet de loi est destiné à sanctionner les pirates informatiques qui, selon M. Zhang Pinghua, le Procureur de la province du Jiangsu (est), l'une des provinces les plus touchées par le phénomène, «escroquent, volent, détournent de l'argent ou volent des secrets d'État par l'intermédiaire d'ordinateurs».
Selon des statistiques du ministère de la Sécurité publique, les crimes informatiques ont doublé au cours du premier semestre de cette année, atteignant déjà plus de 1 000 cas, soit le chiffre de l'an dernier.
Parmi les clauses prévues dans le projet de loi, figure l'obligation pour les sociétés Internet «d'informer la police ou les autres départements concernés lorsqu'elles découvrent des crimes ou des informations nuisibles pour l'Etat sur Internet», précise China Daily.
Le gouvernement chinois qui souhaite un développement rapide de Internet pour des raisons économiques, a déjà annoncé au début du mois une première réglementation contraignante visant à contrôler son contenu (voir la dépêche de l'AFP).
Au terme de celle-ci, les fournisseurs de contenu devront obtenir l'autorisation du ministère de l'Industrie de l'Information (MII) avant de pouvoir s'associer avec des investisseurs étrangers et seront tenus responsables pour tout ce qu'ils diffusent sur la Toile.
Ils devront notamment être en mesure de fournir aux autorités tous les contenus apparus sur leurs sites ainsi que des informations sur les personnes les ayant visités au cours des deux derniers mois.
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