D'importants cybermarchands, banques et entreprises de traitement de cartes de crédit en ligne ont créé une coalition pour vaincre la fraude de cartes de crédit sur Internet, et combattre les mythes qui y sont associés.
Entre autres, American Express, Amazon.com, Microsoft Expedia et Clear Commerce font partie des membres-fondateurs de la Merchant Fraud Squad. Leur moyen d'action principal sera le partage d'informations reliées à la fraude afin d'en réduire le coût et les impacts.
Par exemple, le réseau veut organiser des ateliers afin d'informer ses membres sur les risques de fraude et les mesures qui peuvent être prises pour les réduire. De plus, le Merchant Fraud Squad a engagé la firme de recherche Gartner Group. Celle-ci doit préparer, d'ici la fin de l'année, une étude indépendante sur les solutions d'avenir pour prévenir les cyberescroqueries. De plus, Gartner a reçu le mandat de produire un livre blanc par trimestre sur un aspect spécifique de la fraude en ligne.
Le groupe vise deux publics spécifiques.
Son implication cherchera à rassurer les consommateurs face à l'utilisation d'une carte de crédit en ligne. Les craintes reliées à cette pratique sont depuis longtemps citées par les consommateurs comme un important frein au commerce en ligne.
En revanche, de nombreuses études affirment que si les consommateurs disent s'inquiéter de la sécurité des transactions en ligne, leurs actions démontrent le contraire. En effet, de nombreux cyberacheteurs vont se procurer l'item convoité au meilleur prix malgré des pratiques de sécurité douteuses de la part de certaines boutiques en ligne.
La coalition veut aussi rejoindre les marchands, qu'elle juge trop souvent mal informés en sur la sécurité des transactions commerciales sur le Web. Selon ce qu'a dit William Donahoo, le vice-président du fabricant de logiciels de sécurité CyberSource au eCommerce Times, 41% des marchands en ligne ne sauraient pas que dans la majorité des cas de fraude de carte de crédit, ce sont eux qui doivent payer la note.
L'engouement pour les affaires électroniques, une méconnaissance des conditions et une confiance un peu aveugle en son prochain fait oublier à bien des entreprises cette réalité du monde des affaires. Si ce n'est que pour empêcher de toutes petites entreprises en ligne de se faire flouer par des fraudeurs, l'initiative vaut la chandelle. On ne voudrait surtout pas que les bandits des inforoutes intimident les petits au point où seules les grandes surfaces se retrouveraient en ligne, comme le déplorait un de nos journalistes…
Dominic Fugère
D'autres détails dans le eCommerce Times
L'Agence France-Presse rapporte aujourd'hui qu'une autre alliance, Global Business Dialogue on Electronic Commerce, s'engage à protéger le consommateur