Selon l'enquête annuelle de l'Alliance canadienne contre le vol de logiciels (ACCVL), l'économie canadienne continuera de souffrir des conséquences du piratage informatique tant que les entreprises ne décideront pas sérieusement d'y mettre fin.
Près de 41% des applications de gestion au Canada sont reproduites illicitement, selon l'ACCVL, contre 40% en 1998 et 39% en 1997. Avec cette hausse, les pertes s'élèvent à 663 millions$ en 1999 dans le secteur de la vente de logiciels de gestion, comparativement aux 482,5 millions$ de 1998. Le Canada, la Belgique et le Portugal sont les seuls trois pays où le taux de piratage informatique continue d'augmenter.
Pour remédier à la situation, l'ACCVL lance une vaste campagne visant à réduire le piratage informatique. Deux règlements ont été annoncés ce mois-ci. Grâce aux nouvelles conditions de dommages et intérêts légaux annoncées récemment, les entreprises qui continuent d'enfreindre le droit d'auteur devront faire face à des sanctions. La Canadian Alliance Against Software Theft propose sur son site une série de conseils et de marches à suivre pour lutter contre le fléau ainsi que les questions le plus souvent posées par les entreprises.
L'enquête, diffusée par la Business Software Alliance et la Software & Information Industry Association, classe le Canada parmi les dix principaux pays affectés par des pertes financières importantes causées par le piratage informatique (voir les données sur ces pays dans la dépêche de l'Agence France-Presse).
Avec 5,4 milliards$ pour l'Amérique du Nord, les pertes financières globales ont franchit les 18 milliards$ à l'échelle mondiale en 1999 et se sont élevées à 88,9 milliards$ au cours des cinq dernières années.
Sylvie Pesme
Détails dans le communiqué de l'ACCVL
À télécharger, l'ensemble de l'enquête (en format PDF) sur le site de Business Software Alliance