(AFP) La Commission européenne a décidé d'ouvrir une procédure d'enquête formelle contre la société Nintendo et sept autres firmes distribuant ses produits, a annoncé aujourd'hui un porte-parole de la Commission.
La Commission estime que la pratique consistant, pour les consoles de jeux et les jeux vidéo de Nintendo, à cloisonner géographiquement le marché pourrait contrevenir aux règles européennes en matière d'entente.
Elle considère en outre que ces pratiques entrainent un maintien articifiel des prix à un niveau élevé.
La communication des griefs, étape formelle en matière d'entente, a été transmise à Nintendo CO, Linea GIG SpA, Itochu Corporation, Concentra L.DA, Bergsala AB, Nortec SA, CD Contact Data Gmbh et John Menzies Plc.
La Commission pense que les différentes sociétés d'importation et de diffusion participent «à un accord de type cartel dans le but de cloisonner le marché unique européen».
L'exécutif européen a souligné que «d'après les informations disponibles, chaque société s'était vu allouer une portion de territoire national au sein de l'Union européenne (UE) pour distribuer des produits Nintendo et était tenue d'empêcher le commerce parallèle, c'est à dire l'exportation d'un pays à l'autre».
«Les familles européennes dépensent des millions chaque année en jeux vidéo et nous voulons veiller à ce qu'elle ne soient pas victimes d'escroqueries», a déclaré Mario Monti, commissaire à la concurrence dans un communiqué.
La procédure lancée par la Commission fait suite à une longue enquête commencée en 1995. D'après la Commission, en 1997 plus de 10 millions de foyers européens étaient équipés de matériel de jeux Nintendo.
Nintendo est avec Sony leader sur le marché mondial des consoles et des jeux vidéo.
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