(AFP/MM) Les conseillers économiques et juridiques de la Maison-Blanche ont été informés aujourd'hui des propositions de sanctions contre Microsoft avancées par le département de la Justice. Une séance d'«éclaircissements» sur la proposition de démantèlement de Microsoft avancée par l'administration américaine.
La rencontre d'aujourd'hui a permis à Joel Klein, chef de la division anti-trust du département de la Justice, d'expliquer les tenants et aboutissants d'éventuelles sanctions contre l'empire de l'informatique, rapporte l'édition Web du Washington Post. Selon l'agence de presse Reuters, la quasi totalité de la rencontre a porté sur l'impact économique de la décision judiciaire contre l'empire du logiciel, une des plus importantes entreprises aux États-Unis.
Le département de la Justice et les 19 États associés à la plainte contre Microsoft, reconnu coupable d'avoir violé la loi anti-trust américaine, ont jusqu'à vendredi pour présenter leurs propositions au juge Thomas Jackson.
Les plaignants semblent favoriser un plan de partage de Microsoft en deux sociétés, l'une consacrée au système d'exploitation Windows et la seconde aux logiciels, selon des sources proches des discussions citées par les éditions de ce matin du Washington Post et le New York Times. Le soutien à un plan d'éclatement en trois sociétés, avec l'une dédiée aux activités Internet, semble diminuer, ont indiqué ces sources.
Le groupe de Bill Gates prévoit de bâtir sa défense contre les sanctions, en mettant en avant un dossier très différent des deux précédents démantèlements visant des sociétés américaines: la Standard Oil du magnat Rockefeller au début du siècle et la compagnie de téléphone AT&T dans les années 80, selon le Washington Post.
Pour Microsoft, ces deux groupes ont pu plus facilement être partagés en fonction de la localisation géographique de leurs activités, alors que les activités du numéro un mondial des logiciels sont plus étroitement mêlées.
Le directeur général de Microsoft Steve Ballmer a déclaré aujourd'hui qu'il espère une victoire en appel empêchant le démantèlement de sa compagnie (voir la dépêche de Reuters).
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