INCONTOURNABLES

Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Bulletin Techno

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..


Adresse électronique :

Tous nos bulletins

Membres Canoe.ca


Les Québécois peuvent officiellement être payés pour fureter

Canoë 
24/04/2000 17h06 

Les Québécois ont finalement accès en toute légitimité aux services de AllAdvantage, cette compagnie américaine qui propose de rémunérer les internautes en échange d'une portion de leur écran où sont affichés des bandeaux publicitaires.

La compagnie a éliminé le dernier obstacle, qu'elle était apparemment seule à s'imposer, en créant une version française de son site et de son logiciel.

La compagnie a envoyé vendredi dernier à ses membres québécois déjà inscrits un courriel leur indiquant qu'ils pouvaient désormais consulter son site francophone, à l'adresse http://fr.alladvantage.com, et à utiliser sa nouvelle barre d'affichage multilingue. Du même coup, AllAdvantage réintègre ses membres québécois à sa «liste de paie».

C'est dans un courriel envoyé à la fin du mois de mars que AllAdvantage avait averti ses membres québécois qu'elle ne pouvait plus leur envoyer de chèque tant que son site en français ne serait pas disponible. «AllAdvantage a travaillé fort pour rendre ses méthodes d'affaires compatible avec les lois québécoises en matière de langue et d'âge minimum. Pour que nous puissions faire affaire au Québec, nous devons offrir notre service en français et en anglais», expliquait le courriel... en anglais. Un lien vers la section de la Charte de la langue française du Québec dédiée aux pratiques commerciales était ajouté à des fins complémentaires.

Or, selon le quotidien The Gazette, même l'Office de la langue française (OLF) n'en exigeait pas tant de la part de AllAdvantage, puisque la compagnie n'a pas de bureaux au Québec. En raison du congé pascal, il était impossible de rejoindre un représentant de l'OLF pour confirmer cette position.

Pour le moment, impossible encore une fois de savoir ce qui se cachait véritablement derrière cette hésitation envers le marché québécois, les représentants de la compagnie profitant eux aussi d'un congé.

Avec cette francisation (destinée également à la France) et une implémentation plus poussée de la conversion des gains acquis dans la devise d'origine du consommateur, AllAdvantage fait un pas de plus vers la confiance du public, malgré un plan d'affaires qui n'est pas sans en faire réfléchir plusieurs. La compagnie émet bel et bien des chèques à ses clients, du moins à quelques-uns d'entre eux. L'auteur de ces lignes en a lui-même perçu deux à titre d'essai, qu'il n'a toutefois pas encore encaissés...

Jean-François Codère








[Autres cyberactualités]