(AFP) Sina.com, qui édite l'un des portails chinois les plus populaires, a demandé son introduction à la Bourse électronique américaine Nasdaq, indique un communiqué de la société reçu à Pékin.
«La société a déposé un dossier pour coter des actions au Nasdaq sous le symbole SINA» note le communiqué en précisant que Sina offrira quatre millions d'actions ordinaires et 600 000 actions supplémentaires en cas d'excès de la demande.
Aucune réaction n'a pu être immédiatement obtenue des autorités chinoises, qui passent pour avoir récemment donné leur feu vert à l'introduction sur une Bourse étrangère du premier portail chinois basé en Chine.
«Sina.com a reçu l'approbation du ministère de l'Industrie de l'Information et de la commission chinoise de régulation des marchés» ont indiqué la semaine dernière la télévision chinoise et plusieurs journaux officiels, tout en soulignant que cette décision permettrait à Sina.com de devenir le premier portail basé en Chine à être coté au Nasdaq.
Les autorités ont au cours des derniers mois alterné les messages contradictoires en direction des investisseurs étrangers, attirés par le secteur prometteur de l'Internet chinois. Le nombre d'internautes chinois a quadruplé l'an dernier, passant de 2,1 millions fin 1998 à 8,9 millions fin 1999.
Les grands portails chinois, dont la plupart sont déjà financés par des capitaux étrangers, ont à plusieurs reprises ces derniers mois fait connaître leur intention d'être cotés au Nasdaq après le succès rencontré par la start-up de Hong Kong Chinadotcom, premier portail en langue chinoise à être coté l'an dernier au Nasdaq. Cette société a vu son action gagner près de 500% depuis son introduction en juillet dernier.
Sina.com, qui compte Dell Computer et Softbank parmi ses investisseurs, opère actuellement quatre sites chinois au total dont le plus important (qui est également de loin le plus populaire) est basé à Pékin, les trois autres étant à Hong Kong, Taiwan et aux États-Unis. Selon le communiqué, sina.com avait 3,1 millions d'utilisateurs enregistrés et une moyenne de 16,6 millions de pages vues par jour à la fin février.
D'autres portails comme Sohu.com qui comprend Dow Jones et Intel parmi ses bailleurs de fonds, ou Netease.com, également partiellement financé par des capitaux américains, ont également déposé des demandes d'autorisation auprès des autorités chinoises.
Pékin s'est engagé à permettre à terme une prise de participation étrangère de 50% dans l'internet aux termes de l'accord signé avec Washington en novembre dernier sur son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
© 1999 AFP