Question de profiter de la croissance économique dans tous les «métiers de la nouvelle économie» et ne plus être présent dans la seule industrie du jeu, l'éditeur et distributeur de jeux Ubi Soft investit 100 millions d'euros (145 millions$ CA) dans le capital-risque en fondant Ubi Ventures.
«Ubi Ventures sera un fonds mondial qui nous permettra d'investir dans des nouvelles opportunités qui se présentent à nous sans égard au champ de la nouvelle économie qu'ils ont choisi», nous a expliqué Martin Carrier, directeur des communications au bureau d'Ubi Soft au Canada.
Compte tenu de la présence importante d'Ubi Soft à Montréal, on pourrait croire qu'Ubi Ventures considérerait d'abord la métropole québécoise pour ses investissements en terre nord-américaine. Ce n'est pas le cas pour l'instant, mais les entrepreneurs de Montréal ont peut-être tout de même une longeur d'avance selon M. Carrier. «À prime abord, Ubi Ventures n'a aucune contraintes géographique ou de spécialité à l'intérieur des NTIC, a-t-il précisé. Cependant, comme Montréal est un pôle important pour Ubi Soft, nous sommes naturellement plus au fait de ce qui se fait ici.»
Pour justifier les importants subsides des programmes de la Cité du multimédia, le ministre québécois des Finances Bernard Landry évoque souvent que les salaires subventionnés permettent à des jeunes d'acquérir une expertise qui leur donnera les outils pour devenir à leur tour des entrepreneurs, des acteurs de la triomphante «économie du savoir»...
Est-ce à ces nouveaux entrepreneurs issus de son sein qu'Ubi Soft songe en voulant investir dans des entreprise naissante? Après tout, l'arrivée d'Ubi au Québec a été l'étincelle qui lancé la flambée des programmes d'aide. «Jusqu'ici, il n'y a pas beaucoup de gens qui se sont détachés de l'enreprise, souffle M. Carrier. Bien évidemment, il serait intéressant pour tout le monde de travailler avec des gens que l'on connait mais Ubi Ventures reste d'abord ouvert à tous.»
Ubi Ventures sera présidée par Christian Guillemot, un des frêres fondateurs d'Ubi Soft et actuellement Directeur Général, Administration d'Ubi Soft. C'est d'ailleurs à son attention, et non aux bureaux régionaux d'Ubi Soft, que les entrepreneurs cherchant du capital-risque devront faire parvenir leurs plans d'affaires.
Dominic Fugère