(AFP) L'accès au CeBIT d'Hanovre, l'un des plus grands salons mondiaux de l'informatique qui ouvrait ses portes ce matin, a été fortement perturbé par une panne d'ordinateur du métro de la ville.
Tandis que le départ des métros à destination du centre d'expositions, littéralement pris d'assaut, devait être donné manuellement, des milliers d'automobilistes restaient coincés dans des embouteillages monstres.
La panne informatique a été provoquée par un court-circuit dans «le système nerveux» gérant le déplacement des rames, a précisé le porte-parole.
Quelque 40 000 visiteurs étaient attendus pour le premier jour d'ouverture du CeBit 2000. Ils devraient être 700 000 à sa fermeture, le 1er mars.
Par ailleurs, les technologies présentées cette semaine au salon mondial de l'informatique et des télécommunications CeBIT de Hanovre annoncent une nouvelle génération du commerce en ligne, plus performante pour le consommateur et plus rentable pour l'entreprise.
«Les entreprises vont devoir entrer dans la troisième génération du commerce sur Internet, qui aura besoin de micro-processeurs extrêmement puissants comme ceux que nous préparons», a affirmé hier John Davies, vice-président d'Intel, à la veille de l'ouverture officielle jeudi du CeBIT.
Le géant américain du micro-processeur, qui a réalisé des démonstrations de la puissance de ses nouvelles puces Itanium et Willamette (qui tournent à la vitesse de 1 504 megahertz, soit quasiment le double des puces les plus rapides actuelles) entend être «le principal fournisseur des technologies pour internet», selon ses dirigeants.
La plupart des grandes entreprises sont déjà passées de la première génération du commerce sur Internet, dans laquelle elles se contentaient de se présenter sur le Web, à la deuxième génération, dans laquelle elles permettent aux consommateurs de commander en ligne. «Dans la troisième génération d'e-business sur le point de commencer, les commandes seront directement liées aux systèmes informatiques des fournisseurs de l'entreprise», explique un autre vice-président d'Intel, Mike Fister.
La nouvelle génération de commerce en ligne pourrait démultiplier la productivité des entreprises, grâce à la circulation de l'information tout au long de la chaîne d'approvisionnement de l'entreprise, assurent de nombreux groupes.
Concrètement, un client pourra par exemple composer lui-même la voiture de ses rêves. Des logiciels, comme ceux qui sont présentés par l'américain IBM ou le néerlandais Baan, apportent une aide efficace, notamment par des contrôles de plausibilité faisant en sorte que seules soient assemblées les pièces appartenant véritablement au modèle.
Lorsque sa voiture virtuelle est terminée, le client peut l'examiner à l'écran sous tous les angles, habitacle compris, et peut entrer facilement en contact avec des centres de renseignement, et les fournisseurs des différentes pièces sont directement reliés au système.
«Dans la nouvelle phase de la net-économie, les services constitueront l'essentiel de la valeur des produits», affirme Eric Cador, responsable marketing Europe du groupe américain Hewlett-Packard. Ce fabricant, cherchant à multiplier les moyens pour les consommateurs de se connecter à Internet, a présenté hier une nouvelle famille d'ordinateurs bon marché, les «e-PC», cinq fois plus petits que des ordinateurs de bureau.
Intel réalise déjà par l'Internet la moitié de ses ventes, soit plus d'un milliard$ de chiffre d'affaires par mois. En France, Thomson Multimedia et Renault sont parmi les groupes les plus avancés dans l'intégration du commerce électronique.
© 1999 AFP
«Le CeBIT 2000 de Hanovre sous le signe d'Internet mobile» (AFP, 22 février 2000)