Le WAP (Wireless Application Protocol) et le WML (Wireless Markup Langage) prennent suffisamment d'importance pour que l'hébergeur gratuit iFrance décide d'en faire une «spécialité». Plus simple, plus léger et mieux adapté aux connexions lentes, le WML débarque.
La prolifération de l'accès au Net à partir des téléphones cellulaires, agendas portables et autres appareils à la Palm est inévitable si l'on se fie à la grande majorité des analyses de tendances publiées au cours de la dernière année. Or ces machines exigent un «retour aux sources» en termes technologiques puisque, contrairement aux ordinateurs, elles ont la plupart du temps de petits écrans noir et blanc, peu de puissance de traitement et de mémoire et une connexion au Net (souvent sans fil) très lente.
Le WML est parfaitement adapté à ces nouveaux standards. Si la base du WML est la même que pour le HTML (HyperText Markup Langage, utilisé dans l'écransante majorité des pages Web actuellement), notamment en ce qui a trait à l'utilisation de balises, la transition de l'un à l'autre nécessite quand même une certaine adaptation. D'abord, le WML est un langage beaucoup plus pur que le HTML. Ce dernier, tiré de tous les côtés par Netscape et Microsoft au cours des dernières années a fini par devenir un «quasi-standard», ce qui force aujourd'hui les grandes têtes d'Internet à travailler très dur pour essayer d'épurer le HTML.
Beaucoup de balises du HTML sont reprises dans le WML. C'est le cas par exemple des balises:
<A> (liens), <IMG> (image), <P> (paragraphe), <HEAD> (structure), etc.
En revanche, à la fois pour mieux s'adapter aux petits écrans et pour optimiser le temps passé en ligne, le WML regroupe plusieurs «cartes» (ce qui serait appelé une page en HTML) dans un même fichier. À l'appel d'un fichier, toutes les cartes qu'il contient sont automatiquement téléchargées. Par «carte», on entend toutes les instructions et le texte qui s'afficheront en même temps à l'écran de l'appareil. On peut comparer les cartes à des diapositives et un fichier WML à un carrousel, à l'exception près que les cartes ne sont pas nécessairement vues dans l'ordre où elles sont écrites dans le fichier WML puisqu'elles peuvent comporter des liens entre eux.
En termes graphiques, le WML se limite également à l'essentiel. Le seul format d'image reconnu est le WBMP (Wireless BitMap). Pour le moment, ce format ne peut que produire des images en noir et blanc. La compagnie Teraflops computing a développé un outil en ligne gratuit qui permet de convertir une image de format GIF, JPEG ou BMP au format WBMP.
L'hébergeur gratuit iFrance est l'un des rares à avoir décidé d'adopter le WML. N'importe qui peut y héberger ses pages WML et ses images WBMP sans aucun frais. Le service est également disponible chez les autres sites de iFrance comme iQuébec, iSuisse et iBelgique. Les grands hébergeurs gratuits américains comme Geocities (Yahoo!) ou Tripod (Lycos) n'offrent toujours pas de tel service. Le premier refuse le transfert de fichiers portant l'extension «.wml» ou «.wbmp», tandis que le second, tout en les acceptant, les modifie de façon à ce qu'ils soient plutôt reconnus comme des documents HTM.
Jean-François Codère
L'aide à la création de pages WML de iFrance