(AFP) Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, a affirmé aujourd'hui qu'il n'entend pas suivre l'exemple d'America Online (AOL), le géant de l'internet, qui a annoncé début janvier sa prochaine fusion avec Time Warner.
«J'aime beaucoup les studios de cinéma mais je n'ai pas l'expertise», a affirmé Bill Gates, en marge de la réunion annuelle du World Economic Forum à Davos en Suisse. «Nous allons rester à l'écart».
AOL, premier service en ligne du monde, a choisi de fusionner avec Time Warner, première société de communication du monde, afin d'allier les services internet et le contenu (médias, édition, musique, cinéma).
«La stratégie que ma société poursuit depuis 25 ans est la même», a-t-il ajouté, en affirmant que son groupe allait continuer à se concentrer sur la création de logiciels pour gérer une société de l'information généralisée. «Notre stratégie est de rester proche de nos racines».
Bill Gates a abandonné à la mi-janvier son poste de président-directeur général de Microsoft pour en devenir le grand architecte des logiciels.
Toujours à Davos, Steve Case, P.D.G. d'AOL, a rejeté aujourd'hui les accusations de ceux qui voient une menace pour la liberté d'information et la démocratie dans la fusion de son groupe avec Time Warner.
Il a au contraire affirmé que l'explosion des nouvelles technologies augmente le choix des citoyens. «Les gens ont bien plus de choix qu'il y a dix ans avec le câble et le satellite», a-t-il expliqué en marge de la réunion du World Economic Forum.
Peu après l'annonce de la fusion AOL/Time Warner début janvier, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) avait dénoncé «une domination d'une poignée de compagnies contrôlant l'information et les moyens permettant d'acheminer cette information». Aïdan White, secrétaire général de la FIJ, avait affirmé que la fusion AOL/Time Warner risquait de «menacer la démocratie, la pluralité et la qualité des médias».
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