(AFP) Voici trois exemples de scénarios possibles, établis à partir d'une synthèse de prédictions d'experts, de responsables politiques et d'observateurs, rendues publiques ces derniers mois:
LE SCÉNARIO OPTIMISTE: le week-end du passage à l'an 2000 se passe bien, avec très peu ou pas de pannes majeures des infrastructures nationales. L'approvisionnement en électricité et en eau courante est assuré, de même que les télécommunications.
À partir de lundi toutefois, des pannes informatiques sont constatées dans les entreprises, lorsque sont rallumés les ordinateurs, notamment pour le traitement des opérations courantes (facturation, commandes, livraisons, etc.). Réparées rapidement, elles entraînent simplement des pertes de temps et une courte immobilisation des ressources économiques. Les marchés boursiers et financiers poursuivent leur progression.
LE SCÉNARIO PESSIMISTE: les premières heures du passage à l'an 2000 sont marquées par de multiples problèmes: défaillances sporadiques d'infrastructures clés, rupture des chaînes d'approvisionnement et quelques pénuries temporaires. La résolution de ces problèmes est plus longue et plus complexe qu'anticipée, créant un fort mécontentement social. La production industrielle est ralentie, le commerce international paralysé, entraînant une récession de six à douze mois et une déflation. Les places boursières s'effondrent d'au moins 30%.
LE SCÉNARIO ALARMISTE: le passage à l'an 2000 résulte en une ou plusieurs catastrophes: accident nucléaire ou chimique, crash aérien, etc. Dans les pays industrialisés, les infrastructures sont paralysées avec des ruptures d'approvisionnement sévères (pannes d'électricité généralisées, rupture des communications, graves pénuries), entraînant une grave dépression économique susceptible de durer de deux à cinq ans et des soulèvements sociaux dans les pays en développement. Quant aux marchés boursiers...
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