INCONTOURNABLES

Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Bulletin Techno

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..


Adresse électronique :

Tous nos bulletins

Membres Canoe.ca


Académie de Lille: l'ordinateur remplace les cahiers

Canoë 
29/11/1999 16h56 

(AFP) Une douzaine de classes de primaires et de collèges de l'académie de Lille expérimentent depuis un an le «pupitre du 21ème siècle» où tableau noir, cahiers et stylos ont cédé la place à l'ordinateur.

Fini les vieux pupitres: chaque élève a désormais devant les yeux un écran d'ordinateur et une souris en guise de crayon. Le travail des enfants reste dirigé par l'enseignant mais le professeur communique lui aussi par écran. Depuis son ordinateur, il surveille et corrige en direct ses 25 élèves sans avoir à se déplacer.

D'un clic de souris, il impose un exercice à chaque enfant, au lieu de distribuer ses copies. Il peut aussi envoyer virtuellement un élève au tableau en diffusant son travail sur l'écran de tous ses camarades.

L'enseignant peut également envoyer un message aux élèves, qui apparaît alors en plein écran. Ou encore prendre en main un enfant en particulier.

Pour autant, «l'ordinateur n'a pas pris le pouvoir», assure Paul-Emile Martin, chargé par le recteur de Lille de développer ce concept. «Tout reste piloté par l'instituteur», insiste-t-il.

De plus, les livres n'ont pas disparu pour autant. En moyenne, la moitié des cours se fait encore hors de l'ordinateur.

Depuis septembre 1998, six classes de primaires et six de collèges, réparties dans onze communes, se sont mises au pupitre informatisé. Vingt-deux nouvelles classes sont en voie d'installation depuis la dernière rentrée scolaire.

A Trélon, c'est une classe de CE1 (troisième année de l'école primaire au Québec), aujourd'hui en CE2, qui a franchi le pas. «Ce n'était pas évident car si les ordinateurs étaient fournis par le rectorat, la municipalité a dû investir plus de 100 000 francs (NDLR: plus de 22 00$ CA) dès le départ en frais de câblage et de mobilier. C'est beaucoup pour une commune de 3 000 habitants», souligne Thierry Reghem, adjoint au maire chargé de l'éducation.

Mais avec le recul, il ne regrette rien. «Nous sommes dans une région loin de tout, explique-t-il. Avec l'ordinateur et Internet, on se rapproche de la culture et du reste du monde».

Autre avantage: les enfants sont beaucoup plus faciles «à tenir». Avec son côté ludique, l'écran les captive souvent davantage qu'un cours magistral. «Les élèves sont plus curieux, plus intéressés. Ils travaillent de façon plus autonome», commente Mireille Fouquet, la maîtresse du CE2 de Trélon, qui ne connaissait quasiment rien à l'informatique avant de se retrouver «maîtresse virtuelle».

Certains élèves ont parfois du mal à décoller leurs yeux de l'écran et en oublient même la récréation! «Ca va vite, presque trop vite», s'inquiète un parent d'élève, «un peu perplexe devant ce côté soi-disant indispensable de l'ordinateur».

En attendant, il n'aura pas le choix pour Noël: devant l'insistance de sa fille, ce sera un ordinateur au pied du sapin.

Copyright © 1999 AFP








[Autres cyberactualités]