Tel que prévu dès le lendemain de la conclusion de fait du juge Thomas Penfield Jackson dans le procès Microsoft, les poursuites s'empilent sur le bureau de Bill Gates.
Ces actions judiciaires accusent toutes Microsoft d'avoir profité de sa situation monopolistique pour encaisser une trop grande marge de profit sur la vente de ses produits.
Une des plus récentes, déposée en Californie, est plus spécifique. Selon les demandeurs, Microsoft a abusé de sa situation en fixant le prix du système d'exploitation Windows à 89$ US alors qu'un prix de 49$ US aurait été rentable.
Deux autres poursuites ont été déposées en Ohio pour les mêmes raisons. Selon un des avocats qui ont déposé ces deux poursuites, Microsoft a perçu dix milliards$ US de trop de ses clients en raison de sa situation monopolistique. Si la cour donne raison aux plaignants, cela pourrait coûter le triple de cette somme à Microsoft.
Pour le moment, la plupart des poursuites sont intentées au nom des consommateurs, mais d'autres pourraient venir s'ajouter au nom des fabricants d'ordinateurs qui, eux aussi, ont payé trop cher pour avoir le droit de préinstaller les logiciels de Microsoft. Les clients «indirects» de Microsoft, ceux qui ont acheté un ordinateur dans lequel Windows ou Office étaient préinstallés, seront aussi vraisemblablement touchés.
D'autres poursuites ont également été déposées en Alabama, dans l'État de New York et en Nouvelle-Orléans.
Pendant ce temps, les dirigeants de Microsoft se disent davantage préoccupés par le fameux bogue de l'an 2000 que par les poursuites judiciaires.
Jean-François Codère
La dépêche de Reuters, l'article de Computerworld, le dossier spécial de ZDNet et celui de CNET News.com