Des membres de MultiMania se rebellent contre la grande communauté virtuelle en France.
1er octobre 1999: MultiMania annonce à grand renfort de publicités des nouveautés sur son site, ainsi que du capital apporté dans la société par des noms connus (Intel et Paribas), afin de devenir le premier site français, le tout après avoir revendiqué la première place dans la cour des communautés virtuelles
15 octobre : 33 sites hébergés sur MultiMania sont fermés, et une dizaine porte des bannières aux titres sans équivoque : «Entubé par MultiMania», «La dérive de MultiMania» ou encore «Assainissons Multimania!». La guerre est déclarée par quelques membres de la célèbre communauté virutelle, qui ont ouvert pour cette occasion un site baptisé multimatraque.com.
Leurs revendications? D'abord, une histoire de courrier électronique. MultiMania a fait disparaître le POP3 et il fallait obligatoirement passer par le Web pour chercher son courrier. Le POP a finalement été rétabli; les utilisateurs peuvent se servir du logiciel de leur choix pour prendre leur courrier, mais les adresses ont changé. D'autre part, avec la refonte du site, l'accès à l'espace membres n'est plus sécurisé.
Le plus perturbant pour les membres de MultiMania, c'est que la direction du site ne les a informés à aucun moment des changements. À l'heure où même le Sénat tente d'élaborer une démocratie sur Internet en interrogeant les citoyens internautes sur l'avenir de la société de l'information, des sites précurseurs et qui se prétendent un miroir de la démocratie sur le Web semblent oublier leurs objectifs originels.
Évidemment, les services de Multimania sont gratuits et certaines interventions sur le forum ouvert sur Multimatraque soulignent qu'on ne peut pas tout avoir, mes petits amis! Mais il semble que le système d'affaires de MultiMania ne fonctionne pas si mal, si l'on en croit les annonces qu'il a fait au début du mois. Et puis la gratuité n'empêche pas la consultation des principaux intéressés et la qualité du service…
Elise Colette
Les revendications des «MultiManiaques en colère» se trouvent sur le site
L'article de Webfaster