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Sa Majesté économisera grâce au e-commerce

Canoë 
21/10/1999 16h54 

Les fonctionnaires britanniques devront utiliser le commerce électronique pour effectuer 90% du volume des achats de routine du gouvernement de Sa Majesté d'ici 2001. Le National Audit Office (NAO) affirme que le gouvernement anglais pourrait économiser jusqu'à 1 milliard de livres (2,5 milliards$ CA). Il ajoute en revanche qu'il y a encore beaucoup de route à faire pour atteindre cet objectif.

Pour que les économies soient réelles, il est important que nos employés à l'approvisionnement utilisent toute la technologie à leur disposition, explique le rapport du NAO. Sinon, il se pourrait bien qu'ils se concentrent sur des moyens plus évidents quoique moins efficaces (comme les commandes téléphoniques) afin d'économiser.

Certains systèmes centraux et automatisés de commande ont été mis en place, mais leur utilisation est encore marginale. Par exemple, le gouvernement a lancé en 1998 le GCAT, un système de catalogue électronique et d'achat en ligne pour les fournisseurs du gouvernement. Le système est encore sous-utilisé, une situation que le NAO voudrait renverser.

Le gouvernement québécois pourrait sans doute tirer quelques leçons de l'expérience anglaise. Le gouvernement vient d'accorder un contrat de près de six millions$ à EDS-Systemhouse pour la mise en place de ses Services transactionnels d'information et de repérage sur Internet (SERTIR). Le SERTIR servira aux citoyens et aux entreprises pour communiquer et transiger avec les différents ministères et organismes gouvernementaux à travers une infrastructure unique. Il permettra aussi aux directions du gouvernement d'interagir électroniquement avec leurs fournisseurs et ainsi de gagner en efficacité dans l'achat de fournitures pour l'État.

«Nous avons comme objectif que d'ici 2001 nos fournisseurs comprennent que pour faire des affaires avec l'État, il faudra faire affaire en ligne», déclare le ministre David Cliche, dont les responsabilités sont justement au carrefour du commerce électronique et de l'approvisionnement de l'appareil gouvernemental. Il est en effet Secrétaire d'État aux inforoutes et aux services gouvernementaux.

Le ministre Cliche dit ne pas vouloir utiliser de moyens coercitifs pour amener les services du gouvernement québécois à profiter de l'efficacité des transactions en ligne. En revanche, l'expérience britannique semble donner des indices que la seule disponibilité des outils ne suffit pas à faire changer les habitudes des fonctionnaires.

Dominic Fugère

Plus de détails sur l'initiative anglaise dans CMPTechWeb
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