Depuis hier, il est possible d'accéder à l'intégrale de l'Encyclopaedia Britannica via Internet. Cependant, il semble que la vénérable institution n'était pas prête à recevoir tout le trafic suscité par cette nouveauté. Ses serveurs ont fléchi les genoux sous la demande.
Les serveurs de Britannica, situés dans la région de Chicago, n'ont pu survivre à la forte demande provenant surtout d'Europe. Des techniciens américains ont même dû être tirés du lit afin de tenter de rétablir la situation.
Au moment d'écrire ces lignes, www.britannica.com ne répondait toujours qu'avec une lettre d'excuses. «Nous nous excusons auprès de tous ceux qui n'ont pu accéder à Britannica.com. L'imposant engouement pour notre site a créé un raz-de-marée d'activité sur Brittanica.com et nous travaillons d'arrache-pied pour rendre le site disponible à nouveau aussitôt que possible», y explique Don Yannias, P.D.G. de Britannica.com Inc.
L'entreprise en serait présentement à tripler la capacité de ses serveurs afin de pouvoir répondre adéquatement à la demande pour son contenu gratuit.
L'encyclopédie, née en Écosse il y a 231 ans, a choisi la voie de la gratuité sur le Net pour revitaliser sa marque. Elle compte se financer par la publicité ainsi que grâce à des ententes de partenariat avec des commerces en ligne. Barnes and Noble fait partie de ces commerces.
Dominic Fugère