Attaques après attaques, la sécurité des serveurs Web est mise à l'épreuve et critiquée. Pour tenter de se remonter le moral, les fabricants et partisans des différentes plates-formes encouragent les pirates à venir les attaquer en espérant tenir le coup. Le dernier défi du genre, organisé par le magazine PC Week, oppose des stations Windows NT et Linux.
Pour déterminer laquelle des deux plates-formes était la plus sécuritaire, PC Week a mis un serveur Windows NT et un serveur Linux à la disposition des pirates. Le premier qui réussira à modifier la page d'accueil ou à mettre la main sur un document appelé «top secret» se méritera 1 000$ US en argent comptant.
Microsoft a utilisé une technique similaire pour tester la sécurité de la partie serveur de la prochaine version de son systèmes d'exploitation, Windows 2000. Le serveur de Microsoft avait d'ailleurs cessé de fonctionner par lui-même quelques jours à peine après l'inauguration du site. Jusqu'à ce jour, aucune faille de sécurité majeure n'a été dévoilée et le site est toujours en fonction.
Finalement, Linux PPC, qui fabrique une version de Linux pour Macintosh, a également organisé un concours du genre pour donner la riposte à celui de Microsoft. Et on ne parle pas de celui organisé par les fabricants du logiciel de courriel sécuritaire 1on1.
Malheureusement (ou heureusement) pour toutes ces compagnies, les pirates ne sont pas plus fous que d'autres et commencent visiblement à en avoir marre de tous ces coups de publicités, de sorte qu'il y a peu de tentatives valables d'effectuées. Les pirates les plus futés, par ailleurs, préfèrent probablement garder leurs secrets plutôt que de travailler gratuitement pour Microsoft...
Jean-François Codère
La firme ZKS a utilisé la même technique pour stimuler ses ventes