Démocratiser l'Internet. Voilà l'idée qui trottait dans l'esprit des fondateurs du e-parti («le parti de tous les internautes»), qui ont lancé leur mot d'ordre il y a deux jours à Hourtin: «Pour l'homme mondial, un parti mondial».
Jean-Michel Billaut, Marcel Desvergne, Jean Penicaut, Raymond Pougheon et Anita Rozenholc se sont donnés pour but de «défendre les grands principes universels démocratiques et humanitaires dans le cadre du développement de la société de l'information et de la Net Economie».
Un forum, destiné à définir les grandes lignes du parti, est déjà en place sur le site Web et les premiers États généraux sont annoncés pour la prochaine fête de l'Internet en juin 2000. Si le parti a été fondé en France, il est destiné à devenir rapidement international. Le site Web devrait être en plusieurs langues dès le mois d'octobre.
Cette initiative rappelle la création en juin de l'Internet Societal Task Force (ISTF) par Vinton Cerf, l'un des inventeurs du protocle Internet, destinée elle aussi à faire en sorte que les potentialités d'Internet soient utilisées à des fins sociales et économiques.
L'ISTF devrait agir auprès des organisations internationales pour développer le Réseau dans les pays en voie de développement. Si l'e-parti démarre, il devrait jouer aussi ce rôle de lobby.
Après les régulations techniques et les associations destinées à faire progresser l'Internet dans son fonctionnement (comme l'Internet Society dont Vinton Cerf est justement le président), l'heure est venue de faire du village global un monde régi par les droits de l'homme et non plus ceux de la machine ou des entreprises.
De grandes idées qu'il reste à concrétiser. Comme la Fondation Markle s'acharne déjà à le faire, poussant les entreprises des nouveaux médias à s'intéresser aux questions sociales.
Elise Colette
Voir le site du e-parti
Voir le site de l'ISTF et celui de la Fondation Markle