Le fournisseur d'accès russe Bayard-Slavia refuse de se conformer à une directive du gouvernement russe qui oblige les fournisseurs Internet à donner accès au FSB (le rejeton post-glasnost du KGB) à toutes les communications qui transigent sur leurs réseaux.
Pour ajouter l'insulte à l'injure, les fournisseurs d'accès doivent eux-même payer pour les équipement de surveillance et pour le lien vers les bureaux du FSB, une bagatelle de 120 000FF (30 000$ CA) selon le cybermédia spécialisé dans le hacking TAz Magazine.
Bayard-Slavia refuse de se plier à ces directives, connues sous le nom de SORM-2 (System of Efficient Research Measures) et le fournisseur d'accès commence à en payer le prix. Selon son directeur général, Nail Murzahnov, le FSB a réussi à faire annuler le permis d'exploitation de sa société et oeuvrerait maintenant à lui faire retirer son lien satellite entre Volgograd, où elle opère et Moscou. Le FSB aurait même fait geler le compte bancaire de Bayard-Slavia pour que le fournisseur ne puisse plus payer le lien satellite.
Selon le cybermédia européen Telepolis, les forces policières européennes tenteraient également de faire adopter Enfopol 98, un ensemble de règlementations leur permettant d'intercepter les communications traditionnelles et numériques relativement facilement. Avec des insinuations sur l'existence d'une organisation américaine qui téléguiderait tous ces efforts politiques, le dossier exhale un fort parfum de conspiration où il est difficile de discerner le vérifiable du spéculatif.
Dominic Fugère
Plus de détails sur l'affaire Bayard-Slavia chez TechWeb
Consultez le dossier de Telepolis à propos d'Enfopol 98