AltaVista a finalement choisi de mettre fin à ses plans de vente aux enchères pour la première position des résultats de recherche reliée à des mots-clés.
Le modèle s'approchait de celui de goto.com où il est possible de miser sur un mot-clé afin d'améliorer la position d'affichage d'un site suite à une recherche. À la différence que dans la première version de l'interface utilisée par AltaVista, il était difficile de différencier les résultats payés des résultats issus de l'algorithme. La façon de faire du vénérable engin de recherche avait alors soulevé la controverse.
Les partisans de la méthode, comme Michel Morin du moteur de recherche francophone Francité, maintenaient pour leur part que les recherche étaient de toute façon automatisées et que la position d'un site dans la liste n'était en rien liée avec la qualité du résultat.
AltaVista a annoncé que le programme se terminait le 22 juillet et que tous les annonceurs qui avaient remporté des enchères seraient remboursés.
Les dirigeants d'AltaVista disent que la fin des placements payants n'a rien à voir avec le tollé soulevé contre la pratique. «Nous avons exploré le potentiel de la pratique. Nous avons ensuite choisi d'avancer et d'essayer autre chose», a expliqué Tracy Roberts, directeur du marketing chez AltaVista.
Il est cependant permis de douter de cette réponse diplomatique d'AltaVista. Dans la course folle aux nouvelles sources de financement des services gratuits, il est pour le moins surprenant qu'AltaVista et sa régie publicitaire DoubleClick aient écarté si rapidement une nouvelle technique potentiellement viable.
Dominic Fugère
Notre nouvelle sur les plans d'AltaVista pour les mots-clés payants
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