United Parcel Service, mieux connue sous son acronyme UPS, se prépare à faire son premier appel public à l'épargne. UPS souhaite ainsi capitaliser sur la recrudescence de trafic des colis qui suivra la croissance anticipée du commerce électronique.
En effet, même s'il est possible d'acheter à peu près n'importe quoi grâce au Net, il faut que les biens soient livrés à l'internaute. Les actions de FedEx ont bien fait récemment grâce à la confiance que portent les marchés en l'avenir du commerce sur Internet.
Cette recrudescence ne se serait pas encore fait sentir au Canada si l'on se fie aux chiffres de 1998 dans le rapport annuel de Postes Canada. «Il est certain que nous croyons que la hausse de popularité du commerce électronique causera une augmentation du trafic des colis mais les chiffres de l'an dernier ne démontrent pas encore de tendance», nous a expliqué Lyne Brien de Postes Canada, en ajoutant que les chiffres pour 1999 jusqu'à date seront disponibles sous peu.
Pour certains, un investisement dans les services périphériques comme l'expédition constitue une porte arrière intéressante vers l'économie Internet. Il s'agit d'une une proposition moins risquée que l'investissement dans les entreprises de commerce électronique vu le nombre restreint et la solidité des joueurs dans le marché de l'expédition.
«Notre objectif est d'avoir un titre transigé publiquement qui nous permettra de faires des acquisitions. Nous ne cherchons pas nécessairement de liquidités. Le titre nous permettra de consolider certaines de nos opérations comme l'information et la logistique de la distribution et des transports», a expliqué James Kelly, p.-d.g. et président du conseil de UPS. La société à action à capital privé compte actuellement 570 millions d'actions en circulation pour une capitalisation actuelle estimée à 26,8 milliards$ US.
Dominic Fugère
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