En mettant la main sur le groupe de communication SunMedia, l'empire des communications Quebecor a hérité de 60% du producteur de nouvelles Web Canadian Online Explorer (CANOE). Il semble maintenant que Quebecor soit disposée à prendre des leçons de sa nouvelle filiale, question de faire oublier ses échecs dans l'appropriation des nouvelles technologies.
Mike Simpson, vice-président au développement des contenus et producteur exécutif chez CANOE nous a expliqué que les «nouveaux patrons» étaient satisfaits de la venue de CANOE dans leur empire. «La haute direction de Quebecor nous appuie très solidement. Ils aiment notre modèle d'affaires et je crois que nous l'adapteront au marché francophone dans un avenir "pas trop éloigné"», a t-il relaté.
La position de Simpson a trouvé écho chez Normand Bélisle, vice-président exécutif de Quebecor Multimédia. « Dans une transaction qui se chiffre en milliards $, il est bien évident que la présence de CANOE n'a pas été un facteur. Cependant, maintenant que nous pouvons compter sur une des entreprises qui a fait ses preuves au Canada anglais, il est tout à notre avantage de profiter de l'expertise de CANOE, a raconté M.Belisle. Nous allons graduellement créer une version française de CANOE dans un horizon d'environ six mois.»
Pour l'instant, le contenu de la versions francophone de CANOE se limite à diffuser le fil de la Presse Canadienne en français. Cependant, M. Bélisle a ajouté que, comme du côté anglophone de CANOE, 80% des contenus seront produits spécialement pour le Web contre 20% de contenus recyclés des autres publications du groupe Quebecor. M. Bélisle a confirmé que des embauches seront envisagées pour la production de ces contenus.
Si l'on prend en considération que BCE (partenaire de Quebecor dans CANOE) a déménagé la rédaction (enfin, ce qui en reste) de son site Sympatico vers Toronto et qu'elle serait en faveur d'une intégration de CANOE et de son site portail Sympatico, la stratégie prend tout son sens.
Dominic Fugère