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Finis les McJobs pour les jeunes de la Silicon Valley

Canoë 
15/07/1999 16h51 

Même les emplois d'été pour adolescents sont plus payants dans la Silicon Valley. Parlez-en à Roddy Knight qui, au lieu servir des burgers au salaire minimum comme tant de jeunes Américains, codera des logiciels. Son salaire: quelques 20$ US l'heure, en plus des options sur les actions de l'entreprise.

La pénurie de programmeurs force les entreprises à engager des employés qui sont encore à l'école scondaire. La jeunesse des employés ne semble pas déranger leurs employeurs. «Si vous savez programmer, vous savez programmer. Et vous aurez un emploi. L'âge n'a aucune importance, explique Rich Halberg, du groupe d'intérêt communautaire Joint Venture:Silicon Valley Network. Je crois que plusieurs de ces jeunes auront de la difficulté à retourner à l'école.»

En parlant de Knight, son employeur abondait dans le même sens. «Il n'est peut-être qu'un ado mais il a beaucoup d'aptitudes. Notre attitude est simple: nous payons selon la performance. L'âge et les autres facteurs ne changent rien», raconte Umang Gupta, chef de la direction de Keynote Systems.

Il reste que la proportion des jeunes qui dénichent de tels emplois est tout de même modeste. Selon les statistiques du bureau des statistiques du Départment américain du travail, environ 6% des adolescents travaillent dans les services d'affaires, qui incluent autant la programmation que la réparation d'automobiles(!).

Le programme Chantier inforoute-jeunesse du gouvernement québécois pourrait être apparenté à cette pratique en ce qu'il permet à des jeunes branchés de travailler dans les technologies de l'information. Cependant, la taille des entreprises admissibles au programme (moins de deux millions en chiffre d'affaires) fait qu'elles ne peuvent probablement pas payer des salaires comparables à ceux versés dans Silicon Valley.

Pour ce qui est des entreprises qui font dans la programmation pure et dure au Québec, il semble que l'engouement pour les jeunes employés d'été n'est pas partagé par tous. «Nous n'offrons pas vraiment d'emplois d'été, du moins pas en programmation. Nous avons besoin d'employés bien formés, quitte à ce que nous les formions nous même. Nous ne croyons pas qu'il est profitable de former un étudiant pour seulement quelques mois de travail», a expliqué Olivier Fontenay, vice-président développement, chez Microïds Canada.

Dominic Fugère

Voir la dépêche de l'Associated Press sur le sujet
Consultez notre nouvelle sur le Chantier inforoute-jeunesse
Des textes du Conseil permanent de la jeunesse, de la Commission des normes du travail et de Développement des ressources humaines Canada sur le travail des jeunes








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