L'Association française pour le nommage [sic]Internet en coopération (AFNIC) a annoncé hier qu'elle s'apprêtait à ajouter des sous-domaines au nom de domaine national français .fr. Il s'agit de .com.fr pour les entreprises et .nom.fr pour les particuliers.
Dès le 26 juillet, les internautes français pourront faire enregistrer une adresse électronique incluant leur patronyme dans le genre dominic@fugere.nom.fr. Ils pourront ensuite garder cette adresse même s'ils changent de fournisseur d'accès. L'enregistrement coûtera aux environs de 200F (50$ CA) et les frais annuels seront de l'ordre de 100F (25$ CA).
La carte des tarifs paraît bien élevée lorsque comparée aux services de noms de domaines partagés qui existent déjà sur le Web. Par exemple, il est possible de réserver dominic@fugere.com pour 19,95$ US et 4,95$ par année auprès de MailBank.
De plus, l'AFNIC a annoncée qu'elle prévoyait ouvrir un espace de domaine libre de contraintes en septembre. Pour obtenir un nom de domaine sous .fr, il faut fournir des pièces légales prouvant les droits sur le nom. Avec le sous-domaine .com.fr, la politique du premier arrivé, premier servi sera appliquée, d'une façon similaire à ce que font les États-Unis avec les .com, .org et .net.
Au Canada, la gestion des noms de domaine est en mutation et «pour l'instant, aucune décision n'a été prise quant à l'utilisation de sous-domaines comme .com.ca», a expliqué Bernard Turcotte, directeur des projets spéciaux au consortium CANARIE, qui est responsable des noms de domaines se terminant par .ca. De toute façon, les sous-domaines à accès plus libéralisé ne seraient pas aussi nécessaire qu'en France car CANARIE s'apprête à laisser la gestion des noms de domaine à une de ses créatures, l'Association canadienne d'enregistrement Internet (ACEI).
«L'ACEI devrait réduire bon nombre des exigences qui sont en place pour l'obtention d'un nom de domaine .ca. La politique devrait ressembler beaucoup à celle appliquée par Network Solutions aux États-Unis», a ajouté M.Turcotte. Fait à noter, si les exigences se voient réduites pour obtenir un nom de domaine .ca, ces derniers ne seront cependant plus gratuits.
Dominic Fugère
Plus de détails dans cette dépêche de l'AFP