Le commerce électronique pourrait connaître un essor important un peu plus tard cette année lors du lancement du premier standard non-propriétaire pour les transactions en ligne par carte de crédit. L' Electronic Commerce Modeling Language (ECML) est une initiative de plusieurs grandes compagnies dont MasterCard, Microsoft, Sun et Visa.
Il s'agira de la première fois qu'un standard non-propriétaire sera introduit dans le domaine du commerce électronique. En regardant les compagnies impliquées dans le projet, il serait surprenant que la tentative échoue: America Online, American Express, Compaq, CyberCash, IBM, MasterCard, Microsoft, Sun, Transactor Networks , Trintech et Visa, sont impliquées dans le projet.
La nouvelle technologie fonctionnera selon le principe du glisser-déposer. Plutôt que de fastidieusement remplir un long formulaire pour chaque achat en ligne, l'utilisateur du ECML n'aura qu'à glisser un objet COM (Microsoft) ou Javabean (Sun), situé sur son bureau électronique, sur le formulaire pour automatiquement entrer son nom, adresse, numéro de carte, date d'expiration, etc. Pour assurer la sécurité, l'acheteur devra tout de même inscrire un mot de passe.
Pour se procurer cette «carte virtuelle», les détenteurs de cartes de crédit n'auront qu'à se rendre sur le site de leur compagnie de crédit (Visa, Mastercard, American Express) ou de la banque émettrice de la carte et le télécharger. Il peut par la suite modifier à sa guise son nom et son adresse, mais ne peut toucher au numéro de carte ou à la date d'expiration.
Cette nouvelle technologie fait par contre craindre une hausse du nombre d'achats compulsifs. «Une étude récente nous indique que 50 % des consommateurs en ligne préférait entrer à la main les informations sur leur carte de crédit parce que cela rendait l'achat compulsif plus difficile», selon Seamus McAteer, directeur des technologies Web chez Jupiter Communications.
Les participants au projet ne seront pas les seuls à pouvoir en profiter. Une fois lancée, la technologie non-propriétaire sera ouverte à tous, comme le sont actuellement le MP3 et des dizaines d'autres standards actuellement.
Jean-François Codère
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