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Après Branchez-vous!, Branlez-vous!

Canoë 
31/05/1999 16h50 

Un nom, un logo, un slogan et une interface très similaires à un site reconnu, le tout en évitant les poursuites judiciaires : voilà un bon moyen d'attirer rapidement les visiteurs. Certains l'ont compris plus vite que d'autres.

Vous connaissez sans doute le site Branchez-vous!. Mais connaissez-vous son paronyme : Branlez-vous ? Apparu la semaine dernière, ce dernier site, au slogan également très près de celui de Branchez-vous!, représente bien la nouvelle forme de cybersquattage.

Steven Bourgeois est le propriétaire de www.branlez-vous.com depuis le 25 mai 1998, soit il y a plus d'un an. Ce n'est par contre que la semaine dernière qu'il a mis le site en ligne. L'idée d'acheter ce nom de domaine lui est venue alors qu'il se trouvait dans les bureaux même d'Invention Média, éditrice de Branchez-vous!, pour négocier un contrat de publicité pour Cyber Erotique, un autre de ses sites.

Selon Steven Bourgeois, il a averti les responsables de Branchez-Vous! de son intention d'acheter le nom de domaine. « Je leur ai même donné deux jours pour l'acheter et ils ne l'ont pas fait », réplique Steven Bourgeois.

Les responsables d'Invention Media ont toutefois réagi plus rapidement depuis l'ouverture du site. Vendredi dernier, M. Bourgeois a reçu un appel de Patrick Pierra, président d'Invention Media, l'enjoignant à tout le moins de modifier son logo, ce qui fut fait ce matin, afin d'enlever le point d'exclamation, signature du réseau Branchez-vous!. Aucune demande n'a été faite concernant le slogan « Le meilleur du X », une pointe à peine voilée au slogan de Branchez-vous!, « Le meilleur d'Internet ».

« Nous ne pensons pas à des recours pour l'instant, nous ne pensons pas que les gens peuvent se retrouver sur Branlez-vous par erreur et nous ne pensons pas que ce site pourra nous enlever du trafic », analyse Patrick Pierra. « Le seul élément gênant, c'est que certains internautes pourraient nous croire associés à ce site, ce qui n'est pas du tout le cas. »

La Toile du Québec a déjà été victime d'un coup semblable alors que quelqu'un s'était emparé du nom de domaine www.toileduquebec.com pour y placer un site pornographique.

Jean-François Codère

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