Il y a un avenir pour le commerce électronique au Québec en autant que les cybermarchands soient ingénieux et comblent des niches spécifiques inoccupées.
Voilà l'essentiel des conclusions tirées du débat sur le commerce électronique (CE) organisé hier à Québec par le Forum des inforoutes et du multimédia (FIM).
« Même un géant comme Amazon.com occupe une niche : il a été le premier à offrir le catalogue entier des éditeurs de livres. La seule taille du Net permet à des niches très spécifiques d'avoir une taille assez imposante pour en assurer la viabilité », a expliqué Philippe Le Roux, associé de V(DL)2, une firme qui développe des solutions de commerce électronique.
René Barsalo, de chez Dynec, solutions d'affaires électroniques et président du conseil du FIM abondait dans le même sens: « Le marchand électronique qui vise les 150 millions d'internautes fait fausse route. Il faut viser 5 000 ou 10 000 clients qui cherchent un produit, un service spécifique, et qui peuvent maintenant se rejoindre facilement grâce à Internet. »
L'animateur du débat, André Bélanger (directeur de l'information de Multimédium, Économédia et la Toile du Québec), n'a pas eu à travailler très fort car les panelistes ont rapidement énoncé leurs positions, et ne se sont pas fait prier pour les défendre...
Par ailleurs, la question de la confiance et de la sécurité a également été abordée, comme dans tout débat sur le CE qui se respecte. À Dominique Lévesque, la présidente de l'Institut du Commerce électronique, qui afffirmait que le commerce électronique ne se développera que lorsque les gens auraient confiance, M. Le Roux a répliqué qu'il s'agissait d'une préoccupaton des consommateurs, mais pas un frein à leurs achats sur le Net.
Sur cette question, Marc Deschêsnes, de la Banque Nationale a offert une piste de solution afin d'améliorer la confiance des Internautes quant à la diffusion de renseignements personnels sur le Net : « Si le gouvernement met en place et utilise une infrastructure qui permettra aux citoyens d'utiliser l'Internet dans leurs transactions avec l'État, l'habitude se créera et la confiance viendra. »
Voilà une suggestion qui a sans doute plu au ministre délégué à l'autoroute de l'information qui était présent au débat. En effet, David Cliche a beaucoup parlé du cadre réglementaire autour des transactions commerciales et du traitement des renseignements personnels sur Internet. « Il est important de traduire en langage électronique les protections auxquelles les consommateurs québecois sont habitués. »
Dominic Fugère
Un lien vers le programme du débat
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