« Notre retard était en effet injustifiable ». Dix huit mois après son discours de Hourtin, le premier ministre français Lionel Jospin réaffirme son intérêt pour le réseau des réseaux. La Fête de l'Internet donne au premier ministre l'occasion de donner un coup de pouce à un Web français encore hésitant.
Pour ce qui est de l'action du gouvernement en faveur d'Internet, Lionel Jospin résume: « Le premier bilan est très encourageant : 90 % des mesures prévues en janvier 1998 ont été réalisées ou mises en oeuvre. L'effort financier consenti par l'État représente 3,6 milliards de francs en 1999. ( 900 millions $CAN)». Le chef du gouvernement s'est également autocongratulé: « La France sera alors l’un des premiers pays du monde à disposer d’un outil de cette ampleur pour son administration ».
Au delà des discours de salons, le premier ministre semble avoir pris la pleine mesure des nouvelles technologies. « La contribution des technologies de l’information au dynamisme de notre économie n’est plus une hypothèse, mais une certitude. En 1998, un demi-point environ de notre taux de croissance peut leur être attribué ».
Lionel Jospin s'est également prononcé sur l'affaire Altern.org: « Le régime juridique applicable à l’Internet doit encore être adapté. Les conséquences d’une récente décision de justice concernant le fournisseur d’hébergement Altern sont en effet préoccupantes ».
Fidèle à la tradition française d'auto-satisfaction, le chef du gouvernement français a rappelé: « Dès 1796, le télégraphe optique de Claude Chappe fit naître sur notre territoire le premier réseau de télécommunications. Le premier micro-ordinateur, le MICRAL, a vu le jour en France. »
Ludovic Hirtzmann