INCONTOURNABLES

Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Bulletin Techno

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..


Adresse électronique :

Tous nos bulletins

Membres Canoe.ca


Un syndicat pour la défense des noms de domaine

Canoë 
22/01/1999 16h48 

Les possesseurs de noms de domaine Internet revendiqués par de grandes entreprises ne sont désormais plus seuls face aux méchants avocats. Une sorte de syndicat informel est né – et il a déjà fait ses preuves.

Le Domain Defense Advocate (DDA) est une liste de distribution modérée à laquelle on s'abonne en écrivant subscribe dans le corps du message. En cas d'appel à la rescousse fondé et vérifié, un message sera envoyé aux abonnés avec tous les détails de l'affaire, ainsi que les adresses (électroniques et postales, numéros gratuits, etc.) où adresser les messages de protestations. On pourra également signer une pétition mise en ligne sur le site.

Le DDA vient d'être fondé par le site indépendant Ajax.org à la suite de ses propres démêlés avec le groupe Colgate-Palmolive. En septembre dernier, celui-ci avait décidé de s'approprier tous les noms de domaine rappelant sa célèbre ligne de produits ménagers Ajax, tels Ajax.org ou celui du Dr. Ajax. A la suite d'un échange de lettres absolument hilarant et une pétition lancée sur Slashdot, la multinationale proprette abandonnait cependant la partie.

Benjamin Kite, propriétaire d'Ajax.org, s'est alors rendu compte qu'il y avait « très peu d'organisations ou de bureaux en-dehors du [registraire des noms de domaines génériques] NSI pour aider les domaines à esquiver les attaques de grandes et riches corporations qui, en réalité, n'ont aucun droit sur les noms de domaine en question. » C'était par exemple le cas d'Ajax, un nom grec remontant à l'antiquité et abondamment utilisé dans plusieurs secteurs d'activité.

C'est ainsi qu'est né le DDA, « un groupe de personnes toujours à l'écoute, prêtes à perdre quelques minutes de temps en temps pour aider des [propriétaires de noms de] domaines à se tenir debout face à leurs attaquants. »

Si les marques de commerce se doivent d'être protégées dans une certaine mesure, il convient en effet de faire la part des choses. D'un côté, la spéculation de ceux qui achètent des domaines dans l'espoir de les revendre au prix fort est inacceptable. De l'autre, le droit des individus à s'approprier des domaines en toute bonne foi reste tout à fait fondé en droit – à condition, bien sûr, d'avoir la force de le faire respecter. Et cette force, c'est l'union.

Voir la dépêche de ZDNet France.
Plus de détails sur le site du DDA.
Retour sur l'affaire Ajax et Palmolive.








[Autres cyberactualités]