Les Nations Unies ont décidé de confronter le bogue de l'an 2000 en accueillant aujourd'hui et demain les représentants de nations aux prises avec ce problème.
Il s'agit de la toute première rencontre internationale au sujet du fameux « Y2K ». Les coordonnateurs nationaux réunis à New York doivent échanger leur expérience sur les mesures prises par leur pays et étudier les conséquence possibles de ce bogue sur les économies nationales, les marchés financiers internationaux et les pays en voie de développement.
Ironiquement, l'initiative de cette rencontre n'a pas été prise par l'un des leaders technologiques de la planète - comme les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne ou la France - mais par le Pakistan. « Les conséquences d'un manque de préparation de la part d'une nation peuvent avoir des répercussions sur les autres pays », a expliqué l'ambassadeur du Pakistan aux Nations Unies, Ahmad Kamal.
Cette réunion fait suite à une résolution adoptée le 7 décembre par l'Assemblée générale des Nations-Unies. Elle demandait que « des mesures soient prises bien avant la date fatidique du 31 décembre 1999, au-delà de laquelle, des systèmes importants pourraient cesser de fonctionner ». Elle appelait les gouvernements, les organisations des secteurs public et privé et la société civile mondiale à partager leurs informations et à prévoir des plans d'urgence qui permettront de faire face aux éventuelles catastrophes à grande échelle dans les secteurs privé et public.
Les discussions - qui devraient être « franches et animées », aux dires de certains - sont fermées à la presse mais un compte-rendu devrait être publié à la fin de la journée. En plus des 80 représentants gouvernementaux ayant confirmé leur présence (sur 120 invités), des institutions comme la Banque mondiale, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et la International Telecommunications Union (ITU) prennent aussi part aux débats.
Jean-Benoît Legault