INCONTOURNABLES

Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Bulletin Techno

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..


Adresse électronique :

Tous nos bulletins

Membres Canoe.ca


Bilan et projets du PQ en matière d'inforoutes

Canoë 
25/11/1998 16h47 

Voici la dernière entrevue de Multimédium dans cette campagne électorale, celle de la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mme Louise Beaudoin.

L'adresse électronique citoyenne
Inforoutes et leadership politique
Politique de l'offre, pari de la demande
Grâce pour Télé-Québec!
L'adresse électronique citoyenne

Depuis quatre ans, Mme Beaudoin, candidate du Parti Québecois (PQ) dans le comté de Chambly, est responsable de l'évolution du dossier des inforoutes au Québec. Quand on lui demande quel est le point fort des réalisations de son gouvernement, elle met de l'avant – outre le branchement des bibliothèques publiques à Internet – le projet-pilote régional d'adresses de courriel dont on devrait bientôt connaître tous les détails.

Quelque peu méconnu du grand public, ce projet consiste à mettre en place une structure indépendante de serveurs d'adresses de courriel très sécuritaire et indépendante des fournisseurs, qui seraient en quelque sorte invisibles. Elle permettrait à chaque Québécois d'avoir une seule et même adresse de courriel gratuite et officielle à vie. Bien entendu, cette adresse « citoyenne » n'empêcherait pas de disposer par ailleurs d'adresses corporatives ou personnelles.

Selon la ministre, cela permettra de généraliser les adresses électroniques à tout le Québec. « Si on réussit cela, c'est le coup du siècle! », ajoute son directeur de cabinet adjoint, René Bouchard, qui accompagnait la ministre durant l'entrevue. La gestion technique du projet-pilote à Baie-Comeau et dans deux quartiers montréalais a été confiée au Centre de recherches informatiques de Montréal (CRIM), qui dispose d'une enveloppe de 50 000$ à cet effet.   [retour]

Inforoutes et leadership politique

À la question « où est l'enjeu des inforoutes dans le programme du Parti Québécois? », Mme Beaudoin répond qu'il apparait en filigrane dans la plateforme électorale adoptée par le conseil général du PQ. Les inforoutes seraient indissociables de l'avènement de l'économie du savoir dont traite entre autres le programme du parti.

Chose certaine, Mme Beaudoin insiste sur l'importance de sa participation au Comité des priorités aux côtés du ministre des Finances, Bernard Landry, et du ministre délégué à la Fonction Publique et président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, qui a pour sa part la responsabilité de la mise en réseau du gouvernement. Ce comité regroupe sept personnes et c'est là que les décisions se prennent.

Une preuve de plus, selon madame Beaudoin, que son ministère dispose de toute l'autorité morale lui permettant de coordonner la mise en place des inforoutes au sein de l'appareil gouvernemental, autorité dont ne disposait pas feu le Secrétariat à l'autoroute de l'information. Il manquait à cet organisme, dit-elle, une connaissance approfondie de la « grosse machine gouvernementale », laquelle n'a pas de secret pour son actuel sous-ministre adjoint aux communications et aux inforoutes, M. Adélard Guillemette.   [retour]

Politique de l'offre, pari de la demande

Québec encourage l'offre de contenus sur Internet par le biais du FAI, entre autres. Que compte faire un gouvernement péquiste pour encourager la demande?

Si les Québécois écoutent la télévision, c'est « parce qu'ils s'y retrouvent ». Mais voilà: aussi bonnes soient-elles, les émissions québécoises ne sont pas exportables. « C'est très très très Québécois. » En matière de multimédia, on est dans un contexte très différent : il faut produire de préférence des contenus exportables et, dans le même temps, susceptibles d'intéresser les Québécois.

Selon la ministre, le marché intérieur ne pourra pas se développer sans une politique ferme en matière d'accès à Internet, d'où le projet-pilote d'adresses de courriel, assortie d'une offre de services gouvernementaux. On pourra notamment communiquer avec tous les fonctionnaires provinciaux par courriel au plus tard le 1er avril 2001.

La politique de l'offre prend donc le pas sur la demande, madame Beaudoin reconnaissant avoir « pris des paris » là-dessus.   [retour]

Grâce pour Télé-Québec!

Quant à la privatisation de Télé-Québec préconisée par l'ADQ afin de financer le branchement du Québec à grande échelle, Mme Beaudoin invite M. Dumont à refaire ses devoirs: « Trop facile de dire qu'il faut fermer Télé-Québec et que ça va rapporter 53 millions de dollars. Il y a des obligations à respecter. », comme ce mystérieux partenariat avec La Cinquième, en France, auquel elle fait allusion et qui doit être annoncé courant décembre...

Par André Bélanger et Christian Aubry

Plus de détails dans notre dossier Élections 1998.
On en parle dans le forum Élections de La Toile du Québec.








[Autres cyberactualités]




  VIDÉO