La principale association québécoise de producteurs en multimédia, l'APMQ, et son homologue canadienne ont annoncé ce matin un rapprochement visant à accélérer le développement d'un lobby multimédia pan-canadien.
L'Association des Producteurs en Multimédia du Québec (APMQ), qui regroupe plus de 65 producteurs de contenus multimédias, et Interactive Multimedia Arts and Technologies Association (IMAT), qui représente près de 700 individus (entreprises et travailleurs autonomes) du secteur, souhaitent améliorer la coordination et la communication entre producteurs multimédia, organismes gouvernementaux, le monde des affaires et les réseaux d'enseignement au Canada.
Il s'agit d'une intention sérieuse, dont l'un des objectifs est d'attirer pleinement l'attention du gouvernement fédéral, selon Gilbert Ouellette, directeur général de l'APMQ: « La ministre Sheila Copps nous a déjà dit carrément: "Si vous voulez être écoutés par nous, devenez national! », nous explique-t-il. Ainsi, l'idée d'un lobby national est dans l'air depuis plusieurs mois, aucun des organismes actuels ne pouvant prétendre à l'heure actuelle l'être vraiment.
Le « Multimediator » torontois Adam Froman a été le premier à réfléchir au plan d'affaires d'une telle association pan-canadienne, mais personne ne l'avait mandaté en ce sens. L'intention de l'APMQ et de l'IMAT va dans la même direction, sauf qu'une supra-structure aurait l'avantage, par rapport à une structure supplémentaire, de ne pas disperser les forces actuelles et d'éviter aux membres d'avoir à cotiser à de multiples caisses. Il y en aurait déjà assez comme ça.
Les dossiers dont pourrait se saisir l'alliance APMQ-IMAT au plan national ne manquent pas. On songe par exemple à la question des droits d'auteurs sur les oeuvres immatérielles, toujours dans le flou juridique; à l'épineuse consultation du CRTC sur la définition d'un cadre régulatoire pour les nouveaux médias; aux subventions fédérales accordées par le biais de Téléfilm (environ 30 millions par années: « C'est bien, mais c'est peu », selon M. Ouellette), aux relations avec les syndicats ainsi qu'à toutes les questions liées à la commercialisation.
Aucune forme juridique n'est arrêtée définitivement: « Ce rapprochement nous permettra de voir quelle est la meilleure voie à suivre », conclut Gilbert Ouellette. Affaire à suivre Coast to Coast...