Le diffuseur d'archives électroniques de presse CEDROM-SNi ouvrira le mois prochain sa vitrine européenne, tandis que son cyber-kiosque québécois s'est relogé virtuellement... au beau milieu de l'Océan Indien.
Les abonnés québécois de CEDROM ont en effet constaté il y a deux semaines la migration du service Eureka à une adresse curieuse: www.eureka.cc, son ancien URL devant être prochainement transformée en adresse corporative mondiale de l'entreprise.
C'est que, malheureusement, Eureka.com était déjà pris par une marque de balayeuses; Eureka.ca appartient à un éditeur de logiciels; et Eureka.qc.ca, à un babillard en réseau.
Qu'à cela ne tienne. Avec un nom comme Eurêka! ce n'est pas l'imagination qui manque et, plutôt que de changer de marque de commerce, CEDROM s'est payé une adresse de rêve: eureka.cc.
Le suffixe « .cc » ne veut pas dire "copie conforme" quoi que... Il s'agit du domaine supérieur des îles Cocos, un minuscule archipel de 27 anneaux de corail perdu entre le Sri Lanka, l'Australie et les îles Galapagos. En 1994, 670 habitants vivaient de pêche et de noix de coco sur ce territoire australien de 36 kilomètres carrés sans route, sans port et sans souci. Depuis, les antennes satellites s'y sont mis à pousser.
Les choses seront beaucoup moins exotiques en Europe où CEDROM ouvrira, courant octobre, une seconde vitrine francophone naturellement nommée www.europresse.com/. Chaque vitrine privilégiera en priorité les titres locaux, lesquels seront cependant accessibles par les deux portes d'entrée.
Ultérieurement, CEDROM compte lancer d'autres sites visant des clientèles spécialisées (santé, droit, etc) tout en élargissant la gamme de ses fournisseurs. Le lancement d'Europresse s'accompagnera d'ailleurs de l'arrivée de plusieurs titres dans son portefeuille: Libération, Le Soir de Bruxelles, Le Progrès de Lyon, etc.