Un nouveau concurrent américain fait son entrée dans le marché prometteur de l'affranchissement postal sur Internet, jusqu'ici occupé par Estamp, la coentreprise contrôlée par Microsoft, AT&T et d'autres partenaires imposants.
Le United States Postal Service (USPS) a autorisé hier la firme StampMaster à procéder aux tests bêta de sa technologie qui, tout comme celle développée par Estamp, risque de bouleverser notre rapport aux timbres postaux. L'achat des timbres électroniques se fera par une interface Internet et l'on imprimera directement les enveloppes munies de leurs timbres numériques sur une imprimante laser ou à jet d'encre, à partir de logiciels courants de traitement de textes, de comptabilité et de gestionnaires d'informations personnelles.
La supériorité apparente de StampMaster vient du fait que sa technologie ne requiert pas l'achat de matériel spécifique alors qu'Estamp nécessite l'installation d'un « périphérique de sécurité » (Security Device). Cette fonction est assurée, dans le système StampMaster, par une combinaison de technologies de cryptage et d'authentification propriétaire opérée par le serveur Web, et non au niveau de la station cliente.
Estamp garde tout de même une longueur d'avance puisque sa première phase bêta sur la Côte Est s'est terminée en juillet et qu'elle procède maintenant à des tests élargis dans la région de San Francisco. Entretemps, le fabricant d'ordinateurs Compaq, Francotyp-Postalia (un spécialiste international des systèmes de postage) et le fonds de capital de risque Canaan Partners ont injecté 16 nouveaux millions de dollars dans l'affaire, rejoignant les investisseurs originels, Microsoft et AT&T.
Ces nouveaux services deviendront opérationnels dans quelques mois. Les internautes s'habitueront vite à voir leurs logos puisqu'ils s'ajouteront à la gamme des services incontournables offerts par les grands sites « portails » du Web américain, avec lesquels les tractations vont déjà bon train.