Une nouvelle source d'information est maintenant disponible aux internautes du monde entier. Le New York Times, dont l'édition web était, depuis son lancement il y a deux ans, seulement accessible aux États-Unis, est désormais ouvert à tous.
La rubrique Technology intéressera sans doute particulièrement nos lecteurs. Une inscription préalable est nécessaire pour y accéder mais une option permet d'enregistrer un cookie sur l'ordinateur client afin de ne pas avoir à taper son nom d'usager et son mot de passe à chaque visite. La section comprend des articles originaux du New York Times (section Business Technology et supplément Circuits publié le jeudi), des articles, des forums et un guide Internet uniquement disponibles en ligne ainsi qu'un fil de presse techno alimenté par l'agence Associated Press (AP).
« L'utilisation outre-mer d'Internet croît plus rapidement que l'utilisation locale et nous avons l'intention d'étendre notre franchise à travers le monde », indique le président de la New York Times Electronic Media Company dans un communiqué daté du 14 juillet. Il se dit convaincu que la publicité est suffisante pour atteindre la rentabilité, d'autant que cette ouverture à un public mondial permettra d'élargir les différents publics cibles offerts en pâture aux annonceurs qui, eux aussi, seront désormais recrutés dans le monde entier.
D'après l'entreprise, quatre millions d'internautes américains fréquentent actuellement le site du New York Times, y passant plus de temps que sur tout autre site ou service Internet comparable. Ces lecteurs virtuels sont très scolarisés (72 % détiennent un diplôme collégial et 34 % ont un niveau post-collégial) et leur revenu est généralement élevé (80 500 dollars US par famille en moyenne, 35 % déclarant plus de 100 000 USD par année).
Le New York Times on the web profite de l'occasion pour réviser sa page d'accueil: menus plus variés, navigation plus simple, revue de l'actualité mise à jour aux 10 minutes, sommaire en temps réel de l'activité des marchés financiers américains.
Cette évolution de l'un des quotidiens les plus prestigieux d'Amérique est une bonne nouvelle puisqu'elle confirme que l'information gratuite et de qualité a encore un bel avenir sur Internet. Mais cela ne remet pas nécessairement en cause l'analyse du San Jose Mercury News, dont nous parlions récemment, qui annonce des temps difficiles pour les petits et moyens éditeurs.