Le sénateur René Tregouët aura mis moins de 30 minutes (voir plus bas) à répondre à la lettre dans laquelle nous lui reprochions de recopier purement et simplement des nouvelles glanées ici et là sur le Web sans en citer la source.
Résumé de l'épisode précédent
Montréal ( 10h04 ) – Le sénateur René Tregouët, connu pour ses copieux travaux politico-cybernétiques en France, ne se gêne pas pour pirater quasi intégralement des textes issus de sites Web sans en citer la source. Quel bel exemple de la part de quelqu'un qui prétend contribuer à réglementer l'inforoute!
Ainsi, nous avons incidemment découvert ce matin que la quatrième édition de sa lettre d'information «@RT Flash» reprenait mot pour mot les trois quarts d'une nouvelle publiée le 27 mai dernier dans Multimédium, depuis le titre jusqu'à la fin de l'avant-dernier paragraphe. Il est à craindre que d'autres sites aient été également plagiés dans @RT Flash. Éditeurs, à vos fureteurs! Le plagiat du sénateur ne passera pas!
Nous attendons maintenant que le cyberdélinquant lui-même réponde à la lettre que nous lui avons adressée ce matin. Cela nous en dira long sur sa véritable compréhension du réseau, notamment des enjeux entourant les questions de propriété intellectuelle. Et nous espérons que ce petit incident servira de leçon à d'autres « producteurs » (?) de contenu.
Car, en ce qui nous concerne, les choses sont claires: l'information est un bien précieux qui appartient à tous et chacun. En revanche, il faut rendre à César ce qui lui appartient, c'est à dire l'art et la manière de l'apprêter et de la distribuer. Le sénateur Tregouët peut bien s'abreuver à notre source et à d'autres, comme nous le faisons nous-mêmes. Mais il nous pille s'il nous plagie ainsi sans nous rendre justice, tout en privant ses lecteurs d'intéressants compléments d'information.
La réponse du pirate à l'armateur
« Sachez, comprenant et ressantant (sic) combien les internautes sont vigilants sur le respect de la "nétiquette", répond M. Tregouët, que je vais prêter une plus grande attention pour que nous n'omettions plus de citer nos sources. »
Nous en sommes fort aises, en effet, mais cela n'excuse en rien la nonchalante « précipitation » à vouloir publier à tout prix une lettre de plus sur les NTIC en s'appropriant le travail des autres, exactement comme un pirate s'approprie à coups de canons une cargaison d'épices.
Il ne s'agit pas seulement de nétiquette ici mais de propriété éditoriale et de cyber-économie. Sans parler, répétons-le, d'un usage intelligent et optimal du réseau mondial. Si le sénateur et son entourage n'ont pas compris cela dès le départ, on est en droit de douter sérieusement de leur expertise sur toutes ces questions.
Voir notre lettre suivie de la réponse du sénateur.