Une étude de l'Institut pour le Futur commanditée par Pitney Bowes révèle que le travailleur américain moyen reçoit environ 190 messages par jour, ce qui l'oblige à réassigner constamment ses tâches prioritaires, à jongler avec les horaires et le plonge dans un stress extraordinaire.
« La messagerie est au coeur d'à peu près tous les processus d'affaires, analyse Meredith Fischer, vice-présidente Marketing de Pitney Bowes, et sa gestion contrôle désormais les priorités et l'attention des gens. On en est au point où le but quotidien d'un travailleur est d'essayer de répondre consciencieusement à tous les messages qui s'accumulent et à réagir aux nouveaux messages qui arrivent. » Une mission de plus en plus impossible. Et plus l'on s'élève dans la hiérarchie des grandes entreprises, plus l'individu se sent noyé sous cette avalanche d'information.
D'autant plus que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les technologies de communication classiques (fax, téléphone, courrier) ne sont pas toujours remplacées par les nouvelles (messageries électroniques, vocales, instantanées...). Au contraire, afin d'être sûr que le message parvienne à son destinataire, les travailleurs ont tendance à les conjuguer, accompagnant souvent l'envoi d'un message électronique par un fax et un appel téléphonique. Cette réalité est mise en lumière dans une précédente étude de Pitney Bowes.
Comment tout cela tournera-t-il? Difficile de le prédire. Il faudrait une nouvelle mouture du film Les Temps Modernes de Charlot pour en avoir le coeur net...