Plus de 24 heures après le lancement de la politique québécoise de l'autoroute de l'information, les réactions publiques étaient hier soir encore assez clairsemées.
Les premières prises de position associatives (émises par l'APMQ, la CEQ et la Fédération des Cégeps) sont favorables à l'ensemble de la politique, même s'ils y apportent certains bémols ou s'ils s'interrogent sur les moyens mis en oeuvre pour atteindre les cinq grands objectifs mis de l'avant par le gouvernement:
- Généraliser l'utilisation de l'autoroute de l'information;
- Préparer la jeune génération à l'univers des nouvelles technologies;
- Bâtir un tronçon de l'autoroute qui reflète notre culture;
- Accélérer la transition de l'économie et la croissance de l'emploi;
- Rapprocher l'État du citoyen et des entreprises;
Du côté des médias, la plupart des quotidiens rendaient compte hier, sans trop s'aventurer dans l'analyse, des grandes lignes de ce document stratégique. Seul
Le Devoir notait en passant que « La politique, qui prend la forme d'un document d'une centaine de pages intitulé
Agir autrement, prévoit plusieurs mesures qui suscitent souvent autant de questions que de réponses. »
Cet avis semblait partagé par plusieurs professionnels de l'Internet que nous avons interrogés mais qui ne souhaitaient pas s'exprimer publiquement. La révolution étatique est de taille, les mesures touchant l'industrie un peu floues, et la plupart des intervenants du milieu réclament du temps pour les analyser.
Ce matin, Le Devoir jette le pavé dans la mare en dénonçant les « Chimères de l'État-réseau », appelant au débat public sur cette question et à l'instauration d'un « mécanisme d'évaluation des impacts économiques, sociaux, éthiques et politiques des changements technologiques promis au sein du gouvernement. »
Voir l'éditorial de ce matin dans Le Devoir.
Voir les réactions de l'APMQ, la CEQ et la Fédération des Cégeps.
Tous les détails de la politique.