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La politique de l'inforoute a des ratés.

Canoë 
27/04/1998 16h41 

La conférence de presse interactive des ministres québécois Louise Beaudoin et Jacques Léonard, destinée à lancer la politique québécoise de déploiement de l'inforoute, aura été malencontreusement ternie par un raté technologique. Des esprits malicieux pourraient y voir un symbole... :-)

Les trois serveurs RealMedia mobilisés pour la circonstance pouvaient supporter 60 requêtes simultanées chacun. Or, ils succombèrent rapidement à une demande dépassant par moment 350 connexions, pour un grand total de 2 450 connexions tout au cours de l'événement. Résultat: de nombreux internautes ont constaté à plusieurs reprises le « déraillement » du film diffusé en direct. Les journalistes ayant joué le jeu de la rencontre virtuelle n'ont glâné que des miettes de discours et fort peu entendu la période de questions.

Rien de tel ne s'était produit jeudi dernier lors de la conférence de presse de Robert Perreault, le ministre à la Métropole. Certes, M. Perreault n'a pas la popularité de Mme Beaudoin et, surtout, il se trouve moins dans la ligne de mire du milieu québécois des inforoutes. Un seul serveur de 60 usagers aura suffi à mener à bien la diffusion en direct de son intervention sur Internet.

Michel Dumais, directeur Nouveaux médias de Musitechnic et responsable de la logistique Internet de l'événement, se montre désolé de ne pas avoir songé à placer la barre plus haut. À l'avenir, conclut-il, il faudra mobiliser des serveurs beaucoup plus gros. Les réalisateurs de télévision n'ont pas ce genre de problème, il est vrai. Ils peuvent s'offrir de bonnes surprises d'audience sans se soucier de la bande passante.

L'une des erreurs menant à cette contre-performance, d'après les connaisseurs, aura été de vouloir transmettre sur Internet une émission conçue comme de la télévision. Les fréquents changements de plans et la trop grande taille de l'image ont empêché le logiciel de comprimer les données efficacement.

Pour ce qui est de la politique elle-même, il reste maintenant à l'étudier. Une première réaction mitigée a été donnée dès ce matin par l'Association des producteurs multimédia du Québec. À suivre...








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