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La subvention du CPLQ soulève deux questions.

Canoë 
24/04/1998 16h41 

Le Centre de promotion du logiciel québécois (CPLQ) a donné hier des précisions sur l'usage de la subvention que lui accorde le ministère d'État à la métropole. Une aide gouvernementale prévue de longue date, nécessaire à l'accomplissement du plan d'action triennal adopté par cet organisme récemment.

Le premier plan quinquennal du CPLQ, qui arrive à terme en juin, a été en partie subventionné par la société Innovatech Grand Montréal. Celle-ci passe maintenant la main au ministère de la Métropole qui versera 750 000 $ au Centre sur trois ans, une somme représentant 62 % des subsides annoncés hier. Cette subvention servira à soutenir ses activités de déploiement international au cours des trois prochaines années, une démarche nécessitant un investissement total de 3 440 000 $.

Le CPLQ, « boîte à outils » indispensable à l'industrie québécoise des logiciels, pourra ainsi renforcer son rôle associatif en s'affiliant à ses homologues internationaux au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Europe et en Amérique latine. Le Centre entend aussi augmenter les retombées commerciales de ses actions au sein de l'industrie des TI en perfectionnant ses services actuels, qui assurent par ailleurs une partie de son autofinancement.

L'organisme a pour mission d'orienter et de soutenir les producteurs de logiciels québécois dans la mise en marché de leurs produits au Canada et à l'étranger. Il s'autofinance actuellement à 60 % grâce aux cotisations versées par ses 400 et quelques membres et aux services d'aide stratégique qu'il propose aux entreprises intéressées. Le reste de son budget provient actuellement de Québec et d'Ottawa. Il est prévu que la part d'autofinancement atteigne 90 % en l'an 2000 et 100 % ultérieurement.

Le CPLQ travaillait depuis 20 mois au renouvellement de cette subvention gouvernementale. Il n'a été décidé que le 6 février dernier qu'elle serait attribuée par la Métropole, à l'intérieur de l'enveloppe de « 2 millions de dollars pour des projets acceptés à l’intérieur du Fonds de développement de la Métropole », tel que l'annonçait le dernier discours du budget de M. Bernard Landry.

Deux questions se posent cependant:

1) On peut se demander si ce ministère est le bon endroit pour attribuer une subvention à un organisme dont seulement 72 % des membres se trouvent situés dans la région montréalaise. Ce ne sont donc pas 750 000 mais seulement 540 000 dollars que recevra directement la métropole.
L'attaché de presse du ministre, Alain Leclerc, nous explique que la territorialité doit être ici entendue au sens large. D'une part, parce que cette subvention concerne au premier chef l'industrie montréalaise, et d'autre part, parce qu'elle conforte le rôle de métropole québécoise de Montréal vis-à-vis de l'industrie de l'ensemble de la province.

2) Au total, seule la subvention reçue par le FIM (300 000 $, soit 25 % des 1,2 million de dollars attribués par le ministère) servira en partie à aider le développement du secteur des inforoutes. Or, dans son budget, M. Landry laissait entendre que l'enveloppe de deux millions attribuée au ministère de la Métropole (dont, en passant, un million existait déjà) servirait à cette seule fin. Soit les inforoutes ont le dos large, soit on l'aura mal compris.

Cela ne met pas en cause la légitimité d'aider l'action du CPLQ, porteuse d'avenir et d'emploi pour Montréal et le Québec tout entier. Cela nous oblige cependant à mettre un bémol à notre compte-rendu du dépôt du budget en ce qui concerne le développement des inforoutes. On saura lundi ce qu'il en est à la Culture et aux Communications ainsi qu'au Trésor.

Détails dans le communiqué.
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