Il s'est passé plus d'une année depuis la naissance de Montréal International, cet organisme privé et sans but lucratif voué à la promotion de l'économie montréalaise à l'étranger. C'est le temps qu'il lui aura fallu pour élaborer sa stratégie et se doter d'un levier de communication d'envergure. Mais le résultat est là. Son site Web, lancé ce matin au Café Électronique, est réellement impressionnant, tout en n'étant que la partie émergée de l'iceberg.
C'est en fait le vaisseau amiral d'une série d'outils multimédias mis à la disposition des investisseurs étrangers et des entreprises montréalaises en quête d'alliances et de capitaux. Aux 92 méga-octets du site -- qui, imprimés, couvriraient 3 000 feuilles de papier, s'ajoutent un CD-ROM, une cassette vidéo, une brochure et même une présentation assistée par ordinateur modulaire pouvant être personnalisée selon les besoins de chaque compagnie.
Mais revenons au mégasite dévoilé ce matin, dont voici les trois caractéristiques primordiales:
Des tonnes d'informations pertinentes et parfaitement adaptées à la clientèle visée.
Une interface un peu lourde à charger au départ mais qui, ensuite, se révèle très performante (voir la fiche technique).
La traduction de chaque section -- à l'exception du Centre de presse -- en cinq langues d'affaires internationales : français, anglais, espagnol, japonais et allemand.
Une gestion avant-gardiste des différentes bases de données grâce à l'environnement Expression développé par Public Technologies Multimédias (PTM).
Cet outil de création et de gestion de sites Web, dont nous reparlerons puisqu'il doit être officiellement présenté à la presse dans quelques jours, ne suit pas les canons du HTML « classique ». Fonctionnant à partir de bases de données que des gens, disons, normaux peuvent mettre à jour aisément, il sépare le texte, les graphiques, le design et la navigation en autant d'objets pré-définis. Puis il les combine à la volée, en fonction de chaque requête, pour composer la page demandée.
Nous nous sommes inquiétés de savoir ce qui allait se passer avec les robots de recherche comme AltaVista, qui ont besoin de pouvoir accéder aux pages « statiques » d'un site pour pouvoir les référencer. D'après Jean-François St-Arnaud, vice-président de PTM, « la mémoire cache de grosse capacité gardera toujours disponibles les pages les plus demandées », ce qui résoud le problème tout en optimisant le système. Le tout est hébergé sur des serveurs de PTM directement reliés au réseau numérique de Téléglobe.
Finalement, la création de ces outils de travail modernes et prestigieux aura coûté quelques 520 000 dollars à Montréal International, dont 150 000 environ pour le site Internet. Ce n'est pas si mal si l'on considère le prestige économique et technologique que pourra en tirer la métropole québécoise, même si les gouvernements ont contribué à hauteur de 40%.
Pour l'instant, la "vitrine d'affaires" présentée sur le site ne donne le profil et les contacts que des grandes entreprises membres de l'association (banques, ressources naturelles, télécommunication, biotechnologies, aviation, cabinets conseils, agroalimentaire, immobilier, etc), celles justement qui se sont partagées le restant de la facture. Mais M. Roch Landriau, du cabinet National qui a dirigé l'ensemble du projet, nous a assuré que les PME, notamment celles oeuvrant dans le domaine des NTIC dans la région de Montréal, auraient bientôt leur niche dans cette belle machine. « Laissez-nous trois mois, dit-il, le temps de digérer tout ça! »
Voir le communiqué et la fiche technique du site dans notre nouvelle section.