Au MIDEM, le marché international du disque et de l'édition musicale qui s'est tenu à Cannes la semaine dernière, on a beaucoup parlé d'un temps que, dans moins de vingt ans, les jeunes vont connaître : celui du cyberdisquaire qui vendra ses enregistrements musicaux par correspondance ou par téléchargement.
L'élargissement de la bande passante et la montée du commerce en ligne risquent de mettre en péril, en effet, notre disquaire traditionnel. Avec l'avènement du disque optique compact, la musique est devenue un produit numérique parfaitement adapté aux nouveaux modes de diffusion créés par les pionniers de l'inforoute musicale.
Les plus gros vendeurs de musique en ligne sont, évidemment, américains. Ils ne génèrent encore qu'une infime fraction des revenus engrangés par les multinationales du disques, et c'est la raison pour laquelle ils commencent eux aussi à lorgner sur les marchés étrangers.
Pas plus tard que la semaine dernière, SonicNet annonçait l'ouverture de sa première « cybersuccursale » européenne en Suisse. Simultanément, N2K lançait une aire de vente de disques sur le service en ligne sud-américain StarMedia. On s'attend à ce que cette région du monde aligne 34 millions d'internautes en l'an 2000...