Trois tentatives européennes de places marchandes sur Internet, destinées à promouvoir ce nouveau canal de distribution à l'occasion des fêtes de fin d'année, se seront soldées par de cuisants échecs commerciaux. Les promoteurs se montrent néanmoins satisfaits de leur expérience et affirment avoir beaucoup appris. Conclusion: à la prochaine!
La galerie commerciale Surf-and-Buy d'IBM a fermé ses portes la semaine dernière au terme d'une expérience qui aura duré trois mois. Sur un total de 180 000 visiteurs, chiffre plutôt encourageant, seuls 1 800 (1 %) ont réalisé un achat, dont un peu plus de 1000 (0,6 %) qui l'ont réglé en ligne.
Le site de e-Christmas, une initiative de Hewlett-Packard et Microsoft, avait enregistré à Noël 250 000 visites mais seulement 500 achats (0,02 %). Monaco-Shopping, une galerie de luxe réunissant 12 commerçants, n'a été visitée que 6 500 fois en six mois, récoltant 40 achats (0,006 %).
Promotion trop réduite, problèmes d'ergonomie et manque de confiance dans les dispositifs de sécurité sont les principales raisons évoquées pour expliquer ces flops. «Réussite ou pas, ces galeries ont le mérite de contribuer à médiatiser le commerce électronique et à sensibiliser le grand public», explique le consultant Thierry Hamelin.
La plupart des sociétés participantes ne sont pas trop déçues puisqu'elles ont avant tout voulu tâter le terrain afin d'être prêtes quand ce canal de distribution commencera à devenir rentable.